La Russie exclue des JO d'hiver ? : "C'est un match de titans" qui se joue entre Vladimir Poutine et le CIO

Pour le secrétaire général de l'Agence française de lutte contre le dopage, Mathieu Teoran, "l'ensemble des charges qui ont été réunies doit conduire à une décision exemplaire".

Vladimir Poutine, le 9 février 2014.
Vladimir Poutine, le 9 février 2014. (MAXPPP)
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franceinfoRadio France

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Le CIO doit se prononcer mardi 5 décembre dans la soirée sur la participation de la Russie, accusée de dopage organisé, aux prochains Jeux olympiques d'hiver à Pyeongchang en Corée du Sud. Mathieu Teoran, secrétaire général de l'Agence française de lutte contre le dopage, a estimé mardi sur franceinfo que "c'est un match de titans" qui se joue entre Vladimir Poutine et le CIO. "Le Comité international olympique (CIO) est très puissant et le CIO est le gardien d'idéaux et il est de sa responsabilité, en fonction des informations dont il dispose, de les faire prévaloir", a-t-il expliqué.

"L'ensemble des charges qui ont été réunies doit conduire à une décision exemplaire"

Le CIO pourrait prendre une décision intermédiaire, sans aller jusqu'à l'exclusion intégrale de tous les athlètes russes : "L'ensemble des charges qui ont été réunies doit conduire à une décision exemplaire. Ma préoccupation est de défendre les intérêts des sportifs français qui doivent concourir à armes égales avec les autres sportifs mais également" "J'ai en tête, poursuit Mathieu Teoran, l'intérêt des sportifs russes qui sont, pour certains, propres et se sont entraînés selon les règles. Ceux-là, peut-être, doivent-ils être autorisés à participer aux jeux sous bannière neutre ?" Lors des Mondiaux de Londres, 19 athlètes russes avaient déjà concouru sous bannière neutre alors que la Fédération russe d'athlétisme était suspendue.

Une initiative qui s'inscrit après que onze médailles sur les trente-trois remportées par la Russie à Sotchi en 2014 ont été retirées après des affaires de dopage. Un système qui était "camouflé au niveau du laboratoire de Moscou qui faisait des analyses antidopage", a estimé Mathieu Teoran. "À Sotchi, il y avait des observateurs indépendants. Ils ont dû mettre en place des systèmes encore plus perfectionnés pour cacher les analyses anormales", a rappelé Mathieu Teoran.