Roland-Garros 2022 : Sara Errani, des qualifications sous forme de rédemption pour l’ancienne finaliste déchue

En finale du tournoi il y a dix ans, en 2012, l’Italienne, descendue au 160e rang mondial, a démarré la compétition par le premier tour des qualifications, lundi.

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Sara Errani lors du tournoi WTA d'Emilie-Romagne, le 18 mai 2021. (VALERIO ORIGO / IPA / MAXPPP)

Quelques supporters italiens sont là pour donner de la voix. Ce n'est pas tous les jours qu'on peut voir une ancienne finaliste de Roland-Garros. Concentrée, le visage fermé, l'intéressée entre sur le court n°6, lundi 16 mai, un peu avant 16h30. Sara Errani débute son marathon destination le tableau final avec un premier tour de qualification contre la Sud-Coréenne Jang Su-jeong.

Le reste du public sait-il qui est cette joueuse de 35 ans, 160e mondiale ? Elle a pourtant connu les plus hauts sommets à Roland-Garros, il y a dix ans. En 2012, après un bon début de saison (quart de finale de l'Open d'Australie), la native de Bologne se hisse à la surprise générale jusqu'en finale porte d'Auteuil, battant Ana Ivanovic et Svetlana Kuznetsova, deux anciennes gagnantes du tournoi, et la tête de série Angélique Kerber. Seule Maria Sharapova, numéro 2 mondiale, met fin à sa belle aventure, après une finale maîtrisée (6-3, 6-2).

Maria Sharapova et Sara Errani sur le podium de Roland-Garros, après leur finale, le 9 juin 2012. (THOMAS COEX / AFP)

Défaite en simple, elle ne rate pas, en revanche, l'occasion de soulever le trophée en double, avec sa partenaire de toujours, Roberta Vinci. Quelques mois plus tard, à 25 ans, elle devient numéro un mondiale de la spécialité. Deux autres finales en double à Paris suivent, en 2013 et en 2014, ainsi que quatre victoires dans les trois autres tournois du Grand Chelem. En simple, elle atteint la cinquième place à la WTA en 2013.

Suspendue pour dopage

En août 2017, tout bascule pour Sara Errani. Elle est suspendue deux mois à cause d'un contrôle positif à un stéroïde anabolisant. Elle assure avoir ingéré par erreur un médicament destiné à sa mère, traitée depuis plusieurs années pour un cancer. Un an plus tard, alors qu'elle a déjà effectué son retour à la compétition, sa suspension est portée à dix mois, ce qui lui impose une nouvelle période de pause, avant une année 2019 blanche (aucun tournoi du Grand Chelem disputé).

Sans surprise, elle dégringole dans le classement WTA. Désormais, il faut en passer par les qualifications pour les tournois du Grand Chelem. En 2021, elle bataille dès la première semaine sur la terre battue parisienne. Elle échoue sans gloire dès le 2e tour par l'Espagnole Nuria Parrizas Diaz (4-6, 6-4, 6-2). Depuis sa suspension, sa meilleure performance dans un Majeur est un troisième tour du tableau principal en Australie (2021).

Autant dire que l'anniversaire des dix ans de sa finale en simple et de sa victoire en double porte d'Auteuil, n'a rien d'une fête. Certes, le premier match des qualifications s'est finalement bien déroulé avec une victoire facile (6-1, 6-2). Il lui faut encore franchir deux tours pour rallier le tableau principal. Pour elle, ce serait déjà un beau cadeau.

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