Vidéo Après un accident de la route, Laurie Phipps s'est donnée comme objectif de surfer à nouveau... jusqu'à devenir championne du monde

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Durée de la vidéo : 2 min
Laurie Phipps
Laurie Phipps Laurie Phipps (franceinfo)
Article rédigé par Cédric Cousseau
France Télévisions
Le surf compte parmi les jeunes disciplines des Jeux de Paris 2024 mais le handisurf devra lui encore attendre. Les prétendants à de futures médailles paralympiques sont pourtant prêts à dompter les vagues et conquérir les podiums. À l'image de Laurie Phipps qui a fait de son sport un outil dans sa convalescence.

Pour Laurie Phipps, le surf est toute sa vie. Enfant, elle partageait déjà sa passion de la glisse avec ses amis et sa famille, son père s'est notamment fait un nom en tant que shaper, le terme précis anglais pour concepteur de planches. Alors, lorsqu'elle se fait percuter à scooter à l'âge de 18 ans par un conducteur alcoolisé, la première interrogation qu'elle formule à ses parents est de savoir si elle pourra surfer à nouveau un jour. "C'est ce qui était le plus important pour moi. Ils m'ont tout de suite répondu : "Bien sûr, ce n'est même pas une question. On fera tout pour"". La Landaise retournera à l'océan huit mois plus tard. Celle qui a grandi entre la France et l'Australie fait alors du surf un vecteur de sa convalescence.

"Après mon accident de la route, j'ai été amputée en dessous du genou. Ce sport m'a donné un objectif pour traverser la rééducation. Et ensuite, je me suis donné un autre objectif : faire de la compétition. Donc le surf m'a beaucoup apporté à différents moments", témoigne la jeune femme de 23 ans. En novembre dernier, elle est même devenue championne du monde de parasurf, la première Tricolore hommes et femmes confondus à décrocher ce titre. "Je ne me suis jamais dit que je serais championne, pour moi le surf était un loisir avant tout. J'étais trop contente de porter le drapeau français, c'était une manière aussi de remercier la France et les soignants qui m'avaient accompagnée."

Laurie Phipps après avoir décroché son titre de championne du monde de parasurf (Fédération française de surf)

Le surf figurera au programme olympique des Jeux de Paris pour la deuxième fois. Mais il n'aura pas son pendant aux Paralympiques cet été. Il faudra peut-être patienter jusqu'aux prochains de Los Angeles en 2028, si le sport est retenu par le CIO. Qu'à cela ne tienne, Laurie Phipps regardera de près les épreuves olympiques qui se dérouleront en Polynésie cet été, encourageant l'équipe de France et en vibrant avec elle devant sa télé. "En attendant, le parasurf est un sport qui se développe très vite donc j'espère que de plus en plus de personnes vont se rendre compte qu'ils peuvent surfer, partager l'océan et s'amuser". Aujourd'hui, 162 structures labellisées handisurf sont recensées en France, selon l'Association Nationale Handi Surf.

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