Tokyo 2020 : le conseil exécutif des JO de Tokyo se féminise davantage après un scandale sexiste

Le comité d'organisation des Jeux olympiques de Tokyo a approuvé mercredi la nomination de 12 femmes dans son conseil exécutif, moins de deux semaines après s'être doté d'une présidente dans le sillage d'un retentissant scandale sexiste. Avec ces nouvelles nominations, la part des femmes dans le conseil exécutif de Tokyo-2020 va atteindre 42%, contre 20% jusqu'à présent.
Article rédigé par
France Télévisions
Publié
Temps de lecture : 1 min.
Seiko Hashimoto  (CHARLY TRIBALLEAU / AFP)

C'était l'une des promesses de la nouvelle présidente du comité d'organisation, l'ancienne sportive de haut niveau et ex-ministre chargée des JO Seiko Hashimoto. A 56 ans, elle a remplacé en février Yoshiro Mori, 83 ans, qui avait dû démissionner face au tollé mondial provoqué par ses déclarations sexistes. Cet ancien Premier ministre japonais, connu pour ses gaffes, avait jugé début février que les femmes parlaient trop longtemps lors des réunions, ce qu'il trouvait "embêtant".

Le nombre de femmes dans le conseil exécutif de Tokyo-2020 est passé de 7 sur un total de 35 membres à 19 sur 45. Cela "envoie un message à différents groupes, au monde sportif et à la société toute entière, et nous espérons que cela aura un impact", a déclaré mercredi Mme Hashimoto, qui avant de prendre la présidence de Tokyo-2020 était l'une des deux seules femmes ministres au sein du gouvernement japonais.

Parmi les nouvelles nominations du conseil exécutif figurent deux athlètes: Naoko Takahashi, médaille d'or au marathon des JO de Sydney en 2000, et Kuniko Obinata, skieuse alpine paralympique multi-médaillée.

Les dix autres nouvelles membres proviennent d'horizons divers comme l'administration du sport, le monde des affaires ou le milieu universitaire. Une représentante de la minorité des Aïnous, population aborigène du nord du Japon, a aussi été nommée au conseil. "Un des principes fondamentaux de l'olympisme est l'égalité de tous", a rappelé Mme Hashimoto.

Les JO de Tokyo-2020, reportés l'an dernier à cause de la pandémie, sont prévus du 23 juillet au 8 août prochain, malgré la persistance de la crise sanitaire dans le monde. L'affaire Mori avait encore terni un peu plus l'image de ces JO, alors qu'une large majorité de Japonais sont toujours réticents à la tenue de l'évènement cette année.

Selon un nouveau sondage de quelque 2.300 Japonais publié mercredi par le quotidien nippon Yomiuri, 58% des personnes interrogées ont dit ne pas vouloir des JO, redoutant qu'ils n'entraînent une recrudescence des infections.

Par ailleurs, une décision sera prise concernant la venue des spectateurs étrangers à la fin du mois de mars, et sur la capacité d'accueil des spectateurs à la fin du lois d'avril.

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Tokyo 2020

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.