Les sportifs US autorisés à s'agenouiller ou à lever le poing lors des sélections olympiques

Le Comité olympique et paralympique américain (USOPC) a assuré mardi 30 mars que les sportifs engagés dans les diverses sélections pour les Jeux de Tokyo seront libres de lever le poing ou de s'agenouiller pendant l'hymne national, pour soutenir les efforts de justice raciale.
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Les Los Angeles Lakers d'Anthony Davis (2e en partant de la droite) et LeBron James (3e en partant de la droite) posent le genou à terre pour le mouvement BlackLivesMatter. (POOL / GETTY IMAGES NORTH AMERICA)

C'est une décision importante prise et officialisée ce mardi 30 mars par le Comité olympique et paralympique américain. L'USOPC a en effet assuré que les sportifs engagés dans les diverses sélections pour les Jeux de Tokyo seront libres de lever le poing ou de s'agenouiller pendant l'hymne national, pour soutenir les efforts de justice raciale.

"Black lives matter", "Trans Lives Matter", "Justice"

Parmi les protestations autorisées, selon la nouvelle directive mise en place par l'instance, figurent donc la pose d'un genou à terre pendant que retentira le "Star Spangled Banner" ou sur le podium, la fait de lever un poing sur le podium ou sur la ligne de départ. Il sera également admis de porter une casquette/chapeau ou un masque avec des phrases telles que "Black Lives Matter" (les vies des Noirs comptent), "Trans Lives Matter" (les vies des transgenres comptent) ou des mots comme "equality" (égalité) ou "justice".

La démarche de l'USOPC s'inscrit dans le sillage des nombreuses manifestions qui se sont succédé aux États-Unis depuis le printemps dernier et la mort de l'Afro-Américain George Floyd, asphyxié lors de son interpellation à Minneapolis. C'est une petite révolution opérée par l'organisme dont les précédentes règles interdisaient strictement toute forme de protestation de la part des sportifs. Ses responsables ont toutefois souligné que ces nouvelles directives ne s'appliquaient qu'aux épreuves de sélection olympique à venir.

Le CIO interdit toute forme de protestation aux JO

Les Comités internationaux olympique et paralympique (CIO/CIP) doivent prochainement établir leur propre règlement en la matière pour les Jeux de Tokyo. Actuellement, la règle numéro 50 du CIO interdit toute forme de protestation de la part des sportifs aux Jeux olympiques. Ce que de nombreux athlètes américains et diverses associations internationales regroupant des sportifs contestent.

En janvier 2020, l'instance avait mis à jour ses règles sur l'activisme des sportifs, bannissant toute forme de revendication sur les podiums et les terrains de sport. Interdictions qui incluent l'affichage de messages politiques, des gestes de la main, l'agenouillement ou le refus de suivre le protocole des cérémonies de remise des médailles. Mais le CIO avait alors suggéré qu'elle était prête à assouplir sa position.

John Carlos et Tommie Smith expulsés des Jeux de Mexico 1968

Par le passé, cette instance s'est pourtant montrée très sévère à l'égard des sportifs contestataires, expulsant notamment les athlètes américains John Carlos et Tommie Smith des Jeux de Mexico en 1968 pour leurs poings levés en soutien au mouvement "Black Power".

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