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Le CIO suspend l'Inde

Le Comité international olympique (CIO) a décidé de suspendre l'Inde du mouvement olympique, en raison de l'ingérence du pouvoir politique dans le processus électoral du comité national olympique indien. Ce dernier devait organiser des élections le 5 décembre prochain afin de remplacer l'ancien président Kalmadi, condamné à la prison pour corruption lors des Jeux du Commonwealth en 2010 à New Delhi.
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France Télévisions
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Voici dix jours, le CIO avait menacé l'Inde de suspension "si la situation actuelle n'était pas rectifiée". La menace a été mise à exécution lors d'un comité exécutif. En cause: l'ingérence politique dans le processus électoral du nouveau président du comité olympique indien. "Depuis plus de deux ans, le CIO a exprimé ses plus vives préoccupations concernant l'ingérence du gouvernement dans le processus d'élection du comité national olympique indien", soulignait alors la lettre du CIO envoyée à l'Inde. "(Ces élections) seraient conduites sur la base de règles gouvernementales et non conformément aux statuts du comité olympique indien et aux dispositions de la Charte olympique. Si tel est le cas, les résultats de ces élections ne seront pas reconnus par le CIO".

A la veille des élections, le CIO est donc passé aux actes, alors que le mouvement olympique indien doit remplacer son ancien président, Suresh Kalmadi, condamné à la prison pour corruption lors des Jeux du Commonwealth en 2010 à New Delhi. Comme la FIFA en football, l'instance internationale refuse toute action politique dans les instances olympiques nationales."Cette sanction est injustifiée et cette décision unilatérale", a déclaré à l'AFP Abhey Singh Chautala, le président du Comité olympique indien. "Nous nous réunirons demain (mercredi) pour décider de notre future ligne de conduite."

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