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John Carlos et des athlètes américains demandent au CIO plus de liberté d'expression aux JO

Suite à la mort de George Floyd, tué par un policier en mai, de nombreux sportifs américains ont successivement pris la parole pour protester contre les violences faites aux Noirs. Un fort mouvement s'en est suivi dans le monde du sport, mais le Comité international olympique n'a pas souhaité modifier ses règles interdisant toute "manifestation ou propagande politique". Ce samedi, des athlètes américains et l'emblématique John Carlos ont appelé le CIO à modifier ses règles afin de pouvoir exprimer ses opinions politiques, religieuses ou raciales pendant les Jeux.
Article rédigé par franceinfo: sport avec AFP
France Télévisions - Rédaction Sport
Publié
Temps de lecture : 2min
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Des sportifs américains et l'emblématique John Carlos, exclu des Jeux olympiques de Mexico en 1968 pour avoir levé le poing contre la ségrégation raciale, ont appelé le CIO à supprimer les règles interdisant aux athlètes de manifester leurs opinions politiques, religieuses ou raciales pendant les Jeux. "Les athlètes ne seront pas réduits au silence plus longtemps", a écrit samedi le conseil des athlètes du Comité olympique et paralympique des États-Unis (USOPC), auquel s'est donc associé Carlos, qui avait été exclu des JO après avoir levé son poing ganté en soutien au Black Power, avec son compatriote Tommie Smith, sur le podium du 200m.

"Carlos et Smith ont tout risqué pour défendre les droits de l'Homme et leurs convictions, et ils continuent à inspirer chaque génération. Il est temps que les mouvements olympique et paralympique honorent leur courage plutôt que de dénoncer leurs actes", ont exhorté les signataires. "Les Comités internationaux olympique et paralympique ne peuvent continuer à punir ou écarter les athlètes qui prennent la parole pour défendre ce en quoi ils croient, en particulier quand ces convictions incarnent les objectifs de l'olympisme", est-il encore affirmé.

Les signataires pour une "collaboration transparente"

En conséquence, l'USOPC appelle les instances sportives à une "collaboration transparente" avec les athlètes et les groupes d'athlètes. Les règles actuelles du Comité international olympique interdisent toute "manifestation ou propagande politique, religieuse ou raciale" aux Jeux. La missive de samedi a été envoyée dans un contexte brûlant de protestations, aux États-Unis et dans le monde, contre les injustices sociales après la mort tragique de George Floyd, il y a un mois à Minneapolis.

Cet homme noir de 46 ans n'a pas survécu à son interpellation, après qu'un policier blanc a appuyé son genou sur son cou pendant plus de huit minutes. Le 9 juin, l'USOPC a annoncé qu'il contesterait les règles interdisant aux athlètes de manifester politiquement aux Jeux olympiques, après avoir entendu les témoignages de dizaines d'entre eux et leurs propositions pour lutter contre le racisme. Mais en 2019, la lanceuse de marteau Gwen Berry et l'escrimeuse Race Imboden avaient encore été sanctionnées par l'USOPC après avoir protesté contre l'injustice raciale lors des Jeux panaméricains de Lima.

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