JO 2022 : désillusion française en skicross, le Suisse Ryan Regez triomphe

Les quatre Français engagés en skicross ont été éliminés avant la finale, vendredi.

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De nos envoyés spéciaux à Zhangjiakou - Xavier Richard - franceinfo: sport - Apolline Merle
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Le Français Bastien Midol (dossard vert), le 18 février 2022, lors de huitième de finale de skicross, aux Jeux olympiques de Pékin. (BEN STANSALL / AFP)

Il ne pouvait en rester qu’un... et ce n’est pas un Français qui a décroché le gros lot olympique vendredi 18 février en skicross. Jean-Frédéric Chapuis et Terence Tchiknavorian ont été sortis dès les huitièmes de finale, un tour avant Bastien Midol. Seul François Place a fait illusion avant de déposer les skis en demi-finales. C'est finalement la Suisse qui triomphe, avec la victoire de Ryan Regez, devant son compatriote Alex Fiva. Le Russe Sergueï Ridzik complète le podium.

Le beau souvenir de Sotchi est encore bien présent. Peut-être un peu trop pour l’équipe de France. Cette entrée dans le giron olympique s'était conclue par un triplé 100% tricolore (Chapuis, Bovolenta, Midol). Depuis cet âge d’or, les Bleus déchantent sur les pentes de l’Olympe, avec un zéro pointé à Pyeongchang, et désormais à Pékin, malgré de gros espoirs dans le portillon de départ. Champion du monde 2019, François Place a le mieux résisté mais n’a pas pu faire mieux qu’une huitième place finale.

Il n'y aura pas de Français en finale du ski cross masculin. Dernier skieur tricolore en lice, François Place termine sa demi-finale à la quatrième place derrière Erik Mobaerg, Ryan Regez et Johannes Rohrweck.

Sur une piste où les dépassements étaient difficiles, les premiers mètres s'avéraient prépondérants. Bien souvent, c’est au moment de l'éjection que les Bleus ont pêché et dynamité leur course. "Je n’ai pas pris un bon départ", reconnaissait Jean-Frédéric Chapuis, champion olympique en 2014 et éliminé dès les huitièmes de finale. "C’est super technique, on ne peut pas y aller à fond. J’en ai mis un peu trop."

Il va falloir du temps pour digérer

Anne-Chantal Pigelet-Grévy, présidente de la Fédération française de ski

Dans les rangs tricolores, la déception était grande vendredi. "C'est beaucoup de déception pour les athlètes. On n'a pas été suffisamment incisif au départ et après c'était très compliqué de doubler compte tenu du profil de la piste", regrettait Anne-Chantal Pigelet-Grévy, la présidente de la Fédération française de ski.

Un sentiment partagé par Fabien Bertrand, directeur du freestyle, abattu après ce zéro pointé des Bleus. "Il va falloir du temps pour digérer. On a tout fait pour bien se préparer, la glisse on l'avait, mais cela s'est joué à peu de détail", souligne-t-il en zone mixte avant d'ajouter après avoir marqué une pause. "On avait quatre cartouches aujourd'hui, dont les actuels numéros 2 et 3 mondiaux, le champion du monde en titre, et le champion olympique de 2014, alors oui, on s'attendait à remporter une ou plusieurs médailles". 

De tout à rien

La déception était également de mise pour Terence Tchiknavorian, deuxième de la Coupe du monde cette saison, et lui aussi tombé de haut lors des huitièmes. "Je n’ai pas fait un super départ", avouait-il en écho à son compatriote. "Je me suis mis derrière à l’aspiration et j’ai pu revenir au contact." Une touchette avec le Suisse Joos Berry et c’était fini. "Une fois qu’on perd la vitesse, c’est compliqué d’en recréer."

Finalement, c’est Bastien Midol qui résumait le mieux la journée des Français et l’esprit de cette discipline si spectaculaire. "C’est la confrontation directe, on se touche, on se retouche, on freine, ça accélère, c’est le skicross", lâchait-il plein de fatalisme. Le Français avait lui vu son quart de finale ruiné dans un contact avec l’Allemand Daniel Bohnacker. Broyés par la matrice du skicross, un bug que les Bleus n’arrivent plus à corriger depuis longtemps aux Jeux. 

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