Paris 2024 : aéroport, hôpital, pompiers, SNCF… Ces agents qui demandent "la même prime" que les policiers

Alors que policiers et agents RATP ont obtenu gain de cause sur la question des primes pendant les Jeux olympiques de Paris, d'autres secteurs publics réclament mieux.
Article rédigé par franceinfo - Sophie Eychenne
Radio France
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Temps de lecture : 2 min
Plusieurs secteurs de la fonction publique réclament des primes JO sur le modèle de ce qui a été accordé aux policiers. (HENRIQUE CAMPOS / HANS LUCAS via AFP)

Journée noire mardi 21 mai dans les transports en commun franciliens. Les syndicats de la SNCF avaient appelé à faire grève pour les "primes JO", ces primes que toucheront les cheminots pendant les Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris. Pour l'instant, la direction propose 50 euros bruts par jour et de 200 à 500 euros en plus selon la période, mais cela reste insuffisant estiment les syndicats.
Avec les JO, plusieurs corps de métiers particulièrement mobilisés cet été réclament une contribution et n'hésitent pas à mettre la pression sur le gouvernement.

D'abord à la RATP, direction et syndicats se sont mis d'accord la semaine dernière. En moyenne, les agents qui travailleront entre le 22 juillet et le 8 septembre vont toucher une prime de 1 000 euros brut, et jusqu'à 2 500 euros pour les conducteurs les plus mobilisés à condition de renoncer aux congés pendant toute la période. Du côté des forces de l'ordre déployées en Île de France pour les Jeux, les policiers et gendarmes pourront toucher jusqu'à 1 900 euros via différentes indemnités.La semaine dernière, les éboueurs parisiens ont également obtenu gain de cause avec des primes allant de 600 à 1 900 euros, entrainant la levée du préavis de grève qui menaçait la période des JO.

Une prime "discriminatoire"

Si pour eux, les réclamations ont porté leurs fruits, d'autres secteurs n'ont pas eu la même chance. À l'APHP par exemple, la direction promet au personnel des primes exceptionnelles mais avec des montants très variables en fonction des statuts. Cela va de 800 euros bruts, pour les salariés de catégorie C, comme les agents d'entretien, jusqu'à 2 500 euros pour les médecins. Cela fait grincer des dents les syndicats qui dénoncent une prime discriminatoire. Les conditions pour obtenir cette prime sont aussi pointées du doigt. "Dans les hôpitaux de Paris pour avoir la prime il faut n'avoir eu que deux semaines de vacances, il faut être dans un service dédié et avoir travaillé cinq jours, il y a donc plein de critères très drastiques", explique Kathy Legac, co-secrétaire générale du syndicat Sud-Santé de l'APHP qui réclame que tous les agents de la fonction publique soient logés à la même enseigne.

"On ne peut pas négocier une prime pour les policiers différente des primes pour les hospitaliers, différente de ceux qui vont être roulants comme les cheminots ou les agents de la RATP."

Kathy Legac, co-secrétaire générale du syndicat Sud-Santé de l'APHP

à franceinfo

"Il aurait fallu que chaque agent impliqué pour les Jeux olympiques ait la même prime et qu'il n'y ait pas de disparité et de concurrence les uns avec les autres", ajoute Kathy Legac. La même prime pour tous, cela risque d'être compliqué.

D'autres professions voudraient, elles aussi, leur part. Les agents des aéroports parisiens par exemple ont eux aussi appelé à la grève mardi 21 mais mais sans grande perturbation sur les vols. Revendication similaire pour les pompiers qui ont manifesté dans les rues de Paris jeudi dernier. Ils disent vouloir être traités comme les policiers et gendarmes avec des primes allant jusqu'à 1 900 euros.

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