JO 2021 : vingt athlètes privés de compétition après avoir échoué aux standards des contrôles antidopage

Le Nigeria est le pays le plus concerné avec dix athlètes interdits de participer aux Jeux de Tokyo. 

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France Télévisions
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Les anneaux olympiques devant le stade olympique de Tokyo (Japon), le 19 juillet 2021, à quelques jours de l'ouverture des JO. (PHILIP FONG / AFP)

Vingt athlètes, dont dix Nigérians, ont été interdits de participer aux Jeux olympiques de Tokyo pour avoir échoué à satisfaire aux standards des contrôles antidopage hors compétition, a annoncé jeudi 29 juillet l'Unité d'intégrité de l'athlétisme (AIU).

Ces vingt athlètes font partie des pays classés par l'AIU dans la "catégorie A", dite "à haut risque", dont les représentants doivent se soumettre à trois tests dans les dix mois précédant un grand championnat.

Dix des 23 qualifiés nigérians impliqués

Le Nigeria est le pays le plus impacté, dix de ses 23 qualifiés en athlétisme ayant été recalés.Selon une source proche du dossier, la sprinteuse nigériane Blessing Okagbare, l'une des prétendantes au titre olympique sur 100 m, ne figure pas dans cette liste.

Dans un communiqué, la Fédération nigériane d'athlétisme (AFN) a reconnu jeudi des "défaillances". Elle a dit assumer la "responsabilité de tout manquement" ayant conduit à cette disqualification, ajoutant que tous ses athlètes, notamment ceux résidant aux Etats-Unis, ont reçu les tests nécessaires.

"Toutefois, quelques athlètes du système collégial américain ont été testés, mais ces tests ont été jugés non conformes aux normes de prélèvement et d'analyse de l'AMA", selon l'AFN.

Si la fédération nigériane, en proie à des luttes de pouvoir depuis plusieurs années, a assuré que les performances du pays ne seraient pas affectées par cette nouvelle, la sprinteuse vedette nigériane Blessing Okagbare, qui prendra part aux épreuves du 100 et 200m à Tokyo, s'est montrée très critique. "Le système sportif au Nigeria est totalement défectueux et nous, les athlètes, en sommes toujours les victimes collatérales", a-t-elle déploré sur Twitter.

Le Maroc et le Kenya parmi les pays concernés

Les autres pays touchés sont le Kenya (2 sportifs), la Biélorussie (3), l'Ethiopie (1), le Maroc (1) et l'Ukraine (3). Les deux athlètes kényans exclus ont en revanche pu être remplacés avant l'officialisation des participants aux JO, ce qui a ainsi permis de requalifier le champion du monde du 1500 m Timothy Cheruiyot, seulement quatrième des sélections de son pays, au détriment de Kamar Etyang, deuxième de la course.

Si les pays à risque ont réalisé des "améliorations significatives" dans la lutte antidopage, "il reste encore beaucoup de chemin à parcourir", a déclaré David Howman, le patron de l'AIU cité dans le communiqué de l'instance.

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