JO 2021 : cinq questions sur les trois cas positifs au Covid-19 dans le village olympique

L'organisation a détecté dimanche deux cas positifs au covid chez les sportifs au sein du village olympique, ainsi qu'un membre de l'encadrement la veille.

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L'emblême des Jeux olympiques, à Tokyo (Japon), le 16 juillet 2021. (KUNIHIKO MIURA / YOMIURI / AFP)

À moins de cinq jours du début des Jeux olympiques de Tokyo (23 juillet-8 août), deux premiers cas de Covid-19 ont été enregistrés parmi les sportifs logés au village olympique, dimanche 18 juillet. L'organisation est ainsi confrontée à la gestion d'un premier foyer de contamination, après avoir annoncé la veille le tout premier cas positif d'un membre de l'encadrement. Voici cinq questions pour mieux comprendre la situation.

Quelles sont les personnes positives au sein du village ?

À celles des deux sportifs, s'ajoute la contamination d'un membre de l'encadrement, detectée samedi 17 juillet. Les trois personnes positives sont issues du "même pays et du même sport", a révélé dimanche un porte-parole du comité d'organisation lors d'une conférence de presse, sans rentrer dans les détails. Plus tard, le Comité olympique sud-africain (SASCOC) a précisé qu'il s'agissait de membres de sa délégation : "Trois membres de la délégation de l'équipe sud-africaine de football ont fait l'objet d'un contrôle positif au Covid-19 et sont à l'isolement dans un établissement adéquat de Tokyo-2020", indique le SASCO dans son communiqué. "Le reste de l'équipe a subi deux tests négatifs et fait l'objet d'un suivi selon les recommandations des autorités médicales locales". Il s'agit de Thabiso Monyane et de Kamohelo Mahlatsi, pour les joueurs, et de l'analyste vidéo de l'équipe.

Quelles sont les mesures qui ont été mises en place ?

Les deux sportifs positifs et leur accompagnant ont été "isolés dans leur chambre et Tokyo 2020 leur apporte leurs repas", a expliqué un porte-parole du comité d'organisation. Leurs contacts rapprochés ont également été identifiés, toujours selon cette même source.

Ces "contacts" ont aussitôt subi des tests nasopharyngés, s'ajoutant au contrôle salivaire quotidien des participants aux Jeux olympiques. Ils devront "manger dans leur chambre, s'entraîner à part et prendre des transports séparés", a expliqué Pierre Ducrey, directeur adjoint des JO au sein du Comité international olympique (CIO).

À noter que la quasi-totalité des épreuves des JO se dérouleront à huis clos et les dizaines de milliers de participants sont soumis à des restrictions draconiennes. Par ailleurs, alors que le Village olympique a été conçu pour 17 000 personnes, seules 6 000 au maximum devraient y résider en même temps, lors du pic prévu au milieu des Jeux, calculait samedi Christophe Dubi, directeur des Jeux au sein du CIO.

Quelle est la durée de leur isolement ?

Pour l'instant, rien n'est figé. La durée de ces mesures de précaution, qui influent sur la vie de groupe ainsi que sur la préparation de la compétition, dépendra du verdict du "centre de contrôle" anti-Covid au sein du village olympique.

"C'est seulement lorsque les experts ont déterminé que vous ne représentez plus de risque pour autrui que vous pouvez rejoindre votre équipe", a détaillé Pierre Ducrey.

S'agit-il des premiers cas positifs autour des Jeux depuis le début de l'été ?

Il ne s'agit pas des premiers cas de Covid-19 liés aux Jeux. Le CIO a recensé dimanche 55 tests positifs parmi les 30 000 menés sur 18 000 sportifs, encadrants, officiels ou journalistes arrivés au Japon depuis le 1er juillet.

Le CIO a d'ailleurs confirmé qu'un de ses membres, le Sud-Coréen Seung Min Ryu, avait été testé positif à son arrivée dans l'archipel. Mardi et mercredi, les 102 membres de l'instance doivent se retrouver dans un palace de la capitale japonaise pour leur assemblée générale.

Les cas positifs liés aux Jeux restent pour l'heure très marginaux, soulignait samedi le patron du CIO Thomas Bach, qui promet depuis des mois des JO "sûrs" pour les participants comme pour la population japonaise.

Y a-t-il un risque d'embrasement ?

Le premier foyer au sein du Village olympique illustre la crainte de contaminations en cascade dans ce lieu sans équivalent dans le monde sportif, mettant à l'épreuve les mesures anti-Covid préparées depuis des mois.

"Il est inévitable que nous ayons des cas", a reconnu dimanche Christophe Dubi, directeur des Jeux au sein du CIO, conscient des craintes d'une partie de la population japonaise face à ce rendez-vous planétaire. Il a cependant assuré que "tout était en place pour limiter le mélange des populations" et "maintenir le risque" de contaminations en chaîne "à un minimum absolu".

Depuis le printemps, le CIO avait concentré ses efforts sur la vaccination des délégations, trouvant un accord en mai avec les laboratoires Pfizer et BioNTech avant de mettre en place en juin des "vaccinodromes" olympiques au Qatar et au Rwanda. L'instance met désormais en avant le dépistage intensif des participants aux Jeux, la limitation des contacts et l'isolement immédiat des cas positifs.

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