JO 2021 - Cyclisme : l'Équatorien Richard Carapaz champion olympique sur route devant Wout van Aert et Tadej Pogacar, David Gaudu 7e

Le troisième du dernier Tour de France s'est imposé en solitaire dans le final. 

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Richard Carapaz célèbre sa victoire sur la course en ligne de cyclisme, le 24 juillet 2021. (JASPER JACOBS / BELGA MAG / AFP)

L'audace récompensée ! Parti en duo à 25 kilomètres de l'arrivée avant de terminer en solitaire, l'Équatorien Richard Carapaz s'est montré le plus fort pour s'offrir le titre olympique de la course en ligne de cyclisme, samedi 24 juillet, à Tokyo. Le Slovène Tadej Pogacar, grand favori, a été devancé sur la ligne au sprint par le Belge Wout van Aert, qui cueille une médaille d'argent. Le Français David Gaudu termine à la 7e place. 

L'Equatorien est sorti tout seul en costaud à 10 kilomètres du terme pour remporter la médaille d'or. Wout van Aert et Tadej Pogacar complètent le podium.

Les favoris patients dans le Mont Fuji

Les Jeux olympiques ne font pas exception, une échappée s'est rapidement formée. Cinq coureurs ont atteint le pied du Mont Fuji, à plus de 110 kilomètres de l'arrivée, avec douze minutes d'avance sur le peloton. Un écart généralement suffisant mais la différence de niveau entre les échappés, plus habitués aux courses de second rang qu’à l’élite mondiale, et leurs poursuivants, était encore plus large.

Leur avance a fondu dans l'ascension du Fuji pour revenir à moins de cinq minutes à 85 kilomètres de l'arrivée, avant de disparaître dans la descente. Une accélération du Belge Remco Evenepoel a sonné le glas des échappés. A 50 kilomètres du final, les favoris étaient prêts à en découdre. 

Restait alors l'autre difficulté de la journée, le terrible Mikuni Pass. 6,8 kilomètres à 10% de moyenne et des à coups à plus de 20%. Un enfer terrestre sous la chaleur accablante de l'été japonais et avec 200 kilomètres dans les jambes. Et puis les Belges ont pris le contrôle pour grimper au rythme de Wout van Aert, triple vainqueur d'étapes sur le dernier Tour de France.

Pogacar accélère, Carapaz s'envole

L'épouvantail de la course est alors entré en scène. Après avoir écrasé le classement général du Tour, Tadej Pogacar ne comptait pas jouer les spectateurs sur les routes japonaises. Le Slovène a placé un coup d'accélérateur à un peu plus de trois kilomètres du sommet, avec Michael Woods (Canada) et Brandon McNulty (Etats-Unis) dans sa roue. Le peloton a explosé, et seuls les plus costauds ont pu faire la jonction. Après un premier regroupement, Wout van Aert a ramené le Français David Gaudu et Bauke Mollema avant le sommet, à 31 kilomètres de l'arrivée.

L'attaque de Tadej Pogacar est suivie par Brandon McNulty et Michael Woods à 37 kilomètres du terme. Un groupe mené par Wout van Aert pointe à une dizaine de secondes.

Les douze coureurs avaient la bougeotte, comme l'ont montré les multiples attaques. Les banderilles n'ont pas fait mouche dans le Kagosaka Pass (2,2 km à 4,7% de moyenne), jusqu'à celle de Brandon McNulty, suivi par l'Equatorien Richard Carapaz. Le duo s'est détaché à 25 kilomètres de l'arrivée. Derrière, les poursuivants ont laissé Van Aert et Pogacar assumer leur statut de favori. Un pari risqué.

Gaudu trop court pour une médaille

Trop risqué, puisque le duo du continent américain a poussé son avance jusqu’à 45 secondes à douze kilomètres de l’arrivée. Wout van Aert a finalement pris ses responsabilités pour sauver ses espoirs d’or olympique. Malgré ces passagers clandestins dans le porte-bagage, il a réduit l’écart à 30 secondes, puis 20, puis 15. Le souffle du Belge sur la nuque à 5,5 kilomètres de la ligne, Richard Carapaz a placé une ultime attaque. McNulty décramponné dans le circuit final du Fuji Speedway, l’Equatorien s’est envolé vers la deuxième médaille d’or de l’histoire de son pays.

Derrière, le groupe des favoris s'est bagarré au sprint. Wout van Aert a été récompensé de ses efforts de la journée par une médaille d'argent arrachée d'un boyau à Tadej Pogacar. Seul Français rescapé au moment d'aborder les derniers kilomètres, David Gaudu n'avait pas les jambes pour le podium face à de meilleurs sprinteurs. Le coureur de Groupama-FDJ a dû se contenter de la septième place.

David Gaudu, 7e de la course en ligne et premier français, n'a aucun regret sur sa performance du jour et estime avoir couru du mieux possible.

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