Les politiques se mobilisent pour sauver "Les Guignols de l'info"

Cette émission satirique de Canal+, diffusée depuis 1988 sur la chaîne cryptée, risque en effet de disparaître des écrans à la rentrée.

Les marionnettes du journaliste Patrick Poivre d\'Arvor (à gauche), de l\'ancien président de la République Jacques Chirac et de l\'ancien président de l\'Assemblée nationale Jean-Louis Debré, le 16 mars 2009, dans \"Les Guignols de l\'info\", sur Canal+.
Les marionnettes du journaliste Patrick Poivre d'Arvor (à gauche), de l'ancien président de la République Jacques Chirac et de l'ancien président de l'Assemblée nationale Jean-Louis Debré, le 16 mars 2009, dans "Les Guignols de l'info", sur Canal+. (STEPHANE DE SAKUTIN / AFP)

Face à la menace de disparition des "Guignols de l'info", les politiques se mobilisent. Cette émission satirique de Canal+, diffusée depuis 1988, risque en effet de disparaître des écrans à la rentrée, selon une information rapportée par plusieurs médias mercredi 1er juillet

Sur France Info, Claude Bartolone a appelé à "sauver" les Guignols. "Il y [en] a toujours eu, de tout temps, dans tous les régimes, c'est le fou du roi. Aujourd'hui, ce côté acide qui quelquefois nous amène à mal réagir quand on se sent la cible des 'Guignols' aère l'actualité et la manière de traiter la politique", a estimé le président de l'Assemblée nationale, qui "regrette" de ne pas avoir sa marionnette.

Le patron de l'UDI, Jean-Christophe Lagarde, a repris le hashtag de soutien #TouchepasauxGuignols, lancé la veille par Benjamin Morgaine, l'un des auteurs des marionnettes. 

C'est Vincent Bolloré, le président du conseil de surveillance de Vivendi, groupe propriétaire de la chaîne, qui réfléchirait en effet à l'arrêt de l'émission quotidienne. Interrogé en février sur France Inter à propos de "l'esprit Canal", Vincent Bolloré avait déploré l'abus "de dérision" de la chaîne, regrettant une tendance à se "moquer des autres", un message à peine voilé adressé à l'émission phare de la chaîne cryptée. Le patron du groupe PS à l'Assemblée, Bruno Le Roux, critique cette analyse.

Cécile Duflot reprend l'expression "espèce de bolos" pour qualifier, sans le nommer, Vincent Bolloré.

Une "censure" de Vincent Bolloré, estime Jean-Luc Mélenchon, qui en profite pour tacler François Hollande.

Gérard Filoche, membre du bureau national du PS, appelle à la signature d'une pétition.