"Dix pour cent" primée : "Les stars françaises font rêver, Paris fait rêver", se réjouit l'acteur Grégory Montel

La quatrième saison de la série française "Dix pour cent", diffusée sur France 2, vient d'être primée aux International Emmy Awards aux États-Unis.

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Radio France
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Le comédien Grégory Montel à l'avant-première à l'UGC Normandie de la dernière saison de Dix pour cent organisée par le festival Seriesmania le 16 octobre 2020. (NATHAN LAINE / HANS LUCAS)

"Les stars françaises font rêver, Paris fait rêver, cette espèce de vie à la française continue de faire rêver et ça, on devrait se le dire un peu plus", se réjouit l'acteur Grégory Montel ce mardi sur franceinfo. La quatrième saison de la série dans laquelle il joue le rôle d'un agent d'acteurs, "Dix pour cent", diffusée sur France 2, vient d'être primée aux International Emmy Awards aux États-Unis.

franceinfo : Vous doutiez-vous en entamant cette série qu'elle aurait un tel écho ?

Grégory Montel : On adorait l'écriture, on adorait tout ça, mais on se disait que ça n'allait peut-être parler qu'au métier, que c'était de l'entre-soi, et puis en fait on s'est rendu compte que c'était beaucoup plus populaire que ça et que sauver une petite entreprise un peu particulière parce que les clients sont des stars ça parlait aux gens, que c'était finalement beaucoup plus universel que ce qu'on pensait. J'ai l'impression qu'assez rapidement, les gens ont apprécié cette petite famille d'agents. On avait été diffusés au festival de La Rochelle qui est un festival de télévision et le soir de la projection, on a vécu une standing ovation et on s'est dit il y avait quelque chose qui se passait. C'est vraiment ce soir-là qu'on a découvert ça. Et effectivement quand ça a été diffusé, je crois qu'il y avait plus de cinq millions de personnes devant le poste. C'était assez attrayant, c'est une aventure.

Comprenez-vous qu'elle plaise autant aux Américains ?

Ce qui me fait marrer c'est qu'à l'heure où tous les déclinistes parlent sur les chaînes de radio et de télévision, on se rend compte que la France fait rêver encore. "Dix pour cent", c'est la France telle que nous on la connaît, c'est à Paris, et ça continue à faire rêver les gens. Les stars françaises font rêver, Paris fait rêver, cette espèce de vie à la française continue de faire rêver et ça, on devrait se le dire un peu plus. On devrait être un petit peu plus optimiste et notamment pour tout ce qui est séries, cinéma. J'ai eu la chance de me balader à l'étranger ces derniers temps et de suivre certains films, et en Italie, en Angleterre, aux États-Unis, en Turquie, c'est fou, tout le monde connait "Dix pour cent" ! Hier soir, des Russes m'ont abordé dans la rue à Paris et m'ont dit qu'ils avaient appris à parler français avec "Dix pour cent". Ça me met le cœur en joie. A cette heure où on nous dit que la France est en déclin, moi je n'y crois pas. J'ai reçu un message de l'acteur indien qui va jouer mon rôle, qui a à peu près trois ou quatre millions de followers sur Instagram alors que j'en ai 6 000 parce que je n'y vais pas. Il va y avoir une adaptation à Bollywood avec tout le faste. Il faut surtout que ces gens s'approprient la série, qu'ils ne fassent pas de copier-coller, ce serait trop dommage. Ce ne sera pas le cas des Indiens. Il y a eu aussi une série en Turquie. En ce moment les Anglais sont en train de la tourner, les Italiens sont en casting. Ça me fait beaucoup rire.

Ce rôle a-t-il changé votre regard sur la vie des agents ?

Je fais une confiance aveugle à mon agent, Elise Fécamp. C'est important un agent, c'est un très beau métier. Je ne serai jamais agent parce que je trouve qu'ils ont une vie de fou. J'ai encore croisé hier Laurent Grégoire qui est un homme formidable qui travaille non-stop, il n'y a pas de dimanche, c'est un métier de fou.

Le film "Dix pour cent" est-il déjà en préparation ?

Le principe est décidé. Nicolas Mercier est en charge de l'écriture de ce téléfilm de 90 minutes, mais on n'a toujours rien reçu. Les producteurs sont en train de bosser là-dessus. Moi, je suis tombé amoureux de mon personnage, de mes camarades de jeu, donc je n'ai qu'une envie, c'est de les retrouver tout le temps.

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