Cyril Hanouna obtient le retrait d'un article dans l'édition dominicale du "Parisien"

L'article, toujours en ligne, raconte que le déménagement à venir des équipes de l'animateur dans les locaux de C8 inquiète certains salariés de la chaîne. 

L\'animateur Cyril Hanouna à l\'hommage national rendu à Charles Aznavour, le 5 octobre 2018 à l\'Hôtel des Invalides, à Paris.  
L'animateur Cyril Hanouna à l'hommage national rendu à Charles Aznavour, le 5 octobre 2018 à l'Hôtel des Invalides, à Paris.   (CHRISTOPHE ENA / AFP)

"C'est un choix d'ordre professionnel et non de la censure." La rédactrice en chef adjointe du Parisien dimanche reconnaît dans les colonnes de Libération, mardi 9 avril, avoir été sollicitée par Cyril Hanouna pour déprogrammer un article à son sujet prévu dans l'édition du 7 avril. Cet article, toujours en ligne, raconte que le déménagement à venir des équipes de l'animateur dans les locaux de C8 "inquiète" certains salariés de la chaîne.

De quoi déclencher la colère de Cyril Hanouna, qui a interpellé l'auteur sur Twitter.

Selon les syndicats cités par Libération, l'animateur de C8 a envoyé à la rédaction en chef un sms dans lequel il "menace de ne plus 'rien faire avec le Parisien' et de 'prévenir la famille propriétaire du canard (la famille de Bernard Arnault, le patron de LVMH) qui a toujours été cool' avec lui". Dans un communiqué interne évoquant des "pressions", la société des journalistes (SDJ) du journal "dénonce avec la plus grande fermeté ce qui s'apparente à une atteinte inacceptable à notre indépendance éditoriale".

"Je trouvais que l'article n'était pas bon"

En lieu et place de l'article, Le Parisien dimanche en a publié un autre consacré à la chaîne RMC Découverte. "Je trouvais que l'article n'était pas bon, qu'il n'était pas construit sur des faits. Pour moi, il n'avait pas sa place dans Le Parisien, se défend la rédactrice en chef adjointe. Je suis contre le fait de se payer Hanouna gratuitement. Mais des articles non complaisants à son égard, quand ils étaient étayés, on en a publié plein." 

"Des personnalités qui appellent un journaliste pour dire qu'après cela plus rien ne sera comme avant, c'est très classique, abonde auprès de Libération Stéphane Albouy, directeur de la rédaction du ParisienL'article est en ligne, visible par tous, repris par des dizaines de médias. Cela aurait été un problème s'il avait été dépublié."