Licenciée en 2016, Maïtena Biraben réclame 4 millions d'euros à Canal+

La journaliste avait été écartée du "Grand journal" à l'été 2016 au bout d'une seule saison après de fortes chutes d'audience. 

La journaliste Maïtena Biraben lors dun gala à Monaco, le 23 juillet 2016.
La journaliste Maïtena Biraben lors dun gala à Monaco, le 23 juillet 2016. (VALERY HACHE / AFP)

Une demande conséquente d'indemnités. L'ex-présentatrice du "Grand Journal" Maïtena Biraben, licenciée pour faute grave il y a deux ans, a réclamé lundi un peu plus de 4 millions d'euros à son ex-employeur Canal+, devant le conseil des prud'hommes de Boulogne (Hauts-de-Seine).

Aujourd'hui animatrice sur la radio RMC, la journaliste avait été écartée du "Grand journal" à l'été 2016 au bout d'une seule saison après de fortes chutes d'audience. Elle avait été licenciée pour "faute grave" le 18 juillet par le groupe Canal+ pour des motifs qu'elle conteste.

Lors de l'audience, l'avocate de l'animatrice, Claire Fougea, a plaidé que le licenciement était sans cause réelle et sérieuse, et a réclamé en tout 4 060 000 euros à Canal+, dont 2,55 millions d'indemnité contractuelle, 1,01 million pour licenciement sans cause réelle et sérieuse et 500.000 euros pour préjudice moral.

"Déloyauté"

De son côté, le conseil de Canal+, Eric Manca, a assuré que le licenciement pour faute grave était justifié par la "déloyauté" de l'animatrice envers la chaîne, qui "s'est inscrite totalement en marge de son contrat de travail".

Selon lui, la chaîne avait simplement annoncé que Maïtena Biraben quittait l'animation du "Grand Journal, puis lui avait fait plusieurs propositions, mais l'animarice a "revendiqué un limogeage là où il n'y en avait jamais eu, et a tenté de passer en force pour obtenir le paiement d'une somme assez rondelette (ses indemnités de départ,) qui était due s'il y avait eu une exécution loyale de son contrat de travail", a-t-il argumenté. Le jugement sera rendu le 27 septembre.