L’ensorcelant "Voyage de Gulliver" des magiciens Valérie Lesort et Christian Hecq

Dans le magnifique écrin du Théâtre de l’Athénée à Paris on passe une délicieuse soirée en compagnie de Gulliver et des lilliputiens, revisités avec une inventivité débridée par Valérie Lesort et Christian Hecq.

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France Télévisions Rédaction Culture
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"Le Voyage de Gulliver" par le duo Valérie Lesort et Christian Hecq (Fabrice Robin)

Après La Mouche, 20 000 lieues sous les mers et Le Bourgeois Gentilhomme, Valérie Lesort et Christian Hecq mettent en scène une fantaisie autour des Voyages de Gulliver de Jonathan Swift. Le duo facétieux réussit la prouesse de nous surprendre une nouvelle fois… et de nous enchanter avec leurs marionnettes hybrides.

Seul survivant d’un naufrage, Gulliver, chirurgien britannique de marine du XVIIIe siècle, s’éveille sur un rivage inconnu. Il est bientôt entouré de petits êtres minuscules effrayés par ce géant. Malgré la difficulté de la tâche, ils font prisonnier cet "homme-montagne" que l’empereur veut exécuter, mais l’impératrice Cachaça ne l’entend pas de cette oreille…

Quand Gulliver découvre l'île de Lilliput (Fabrice Robin)

Des lilliputiens mi-hommes mi-marionnettes 

Sur le plateau incliné où seul Gulliver conserve sa taille humaine, l’apparition des lilliputiens fait son effet : ils sont incarnés par de tout petits personnages composés du visage des comédiens et de mini corps fluets de marionnettes qu’ils actionnent de façon magique.

"Le Voyage de Gulliver" ou quand l'art de manger un oeuf à la coque peut conduire à la guerre !  (Fabrice Robin)

Des lilliputiens absolument irrésistibles s’ils n’étaient pas si querelleurs. Car on apprendra qu’ils sont en guerre avec leurs voisins qui, sacrilège, mangent leurs œufs à la coque par le gros bout ! Et puis ce drôle de peuple croit en une terre plate qui se retourne, du coup les morts enterrés la tête en bas se retrouvent la tête en haut...

Valérie Lesort, qui signe l'adaptation, se concentre sur l’épisode de l’île de Lilliput, le premier des quatre voyages de Gulliver où il est, mine de rien, question de la quête du pouvoir absolu et de la peur de la différence et aussi, évidemment, mais ce n’était pas acquis à l’époque, de l’inutilité des guerres.
Gulliver, prisonnier des lilliputiens, passe du statut d'esclave à celui de héros (Fabrice Robin)

Les comédiens-marionnettes s'en donnent à coeur joie 

Sur la scène, transformée en mystérieuse boîte noire, trône un castel enfantin autour duquel la féerie opère : vols de mouettes, apparitions et disparitions, l’illusion est parfaite. On ne se sait pas comme tout cela fonctionne et on n’a pas envie de le savoir.

Ce sont donc sept comédiens-marionnettes si expressifs qui s’en donnent à cœur joie, avec une mention spéciale pour l’impératrice Cachaça, alias Emmanuelle Bougerol (en alternance avec Valérie Lesort), délirante, et le savant illuminé de Thierry Lopez.

"Le Voyage de Gulliver" et ses lilliputiens mi-hommes mi-marionnettes (Fabrice Robin)

De ce spectacle d’une heure quinze on sort le sourire aux lèvres, avec le sentiment d’être parti en voyage en terre inconnue, même si toute ressemblance avec ces petits gnomes n’est pas tout à fait fortuite !    

"Le Voyage de Gulliver"
Mise en scène de Christian Hecq et Valérie Lesort
Du 11 au 28 janvier 2022
20h, 16h le dimanche
Théâtre de l'Athénée-Louis Jouvet
7 Rue Boudreau, 75009 Paris
01 53 05 19 19

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