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"Golgota Picnic" : le Théâtre du Rond-Point poursuivi en justice

Le Théâtre du Rond-Point et Les éditions Les Solitaires Intempestifs sont poursuivis en justice par l'Agrif, association proche des catholiques traditionalistes, pour avoir représenté et édité en 2011 la pièce du dramaturge argentin Rodrigo Garcia "Golgota Picnic", annonce le théâtre jeudi.
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franceinfo Culture (avec AFP) - franceinfo
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Manifestation de catholiques ultra-conservateurs contre la pièce "Golgota Picnic" à Paris (11 décembre 2011)
 (Fred Dufour / AFP)
Une audience est prévue devant le tribunal correctionnel de Paris le 30 octobre.
             
"Il est choquant de constater qu'à Paris au 21e siècle le fait de diffuser un poète qui pense son époque et nous en livre son ressenti mène encore directement sur les bancs de la correctionnelle", écrit dans un communiqué le théâtre, poursuivi par l'Alliance générale contre le racisme et le respect de l'identité française et chrétienne (Agrif).
              
"Le Théâtre du Rond-Point et les éditions Les Solitaires Intempestifs s'honorent de partager avec le public des textes qui disent librement aujourd'hui", précise le théâtre dirigé par le metteur en scène Jean-Michel  Ribes.

La pièce attaquée par les catholiques traditionalistes en 2011        

"Golgota Picnic", vision désenchantée d'une société occidentale consumériste et individualiste, met en scène une métaphore de la Cène présentée comme le dernier repas de l'humanité. Le texte avait été publié en novembre  2011 aux Solitaires Intempestifs.
              
Lors de ses représentations en France (à Toulouse en novembre 2011 et Paris en décembre 2011) la pièce a opposé les catholiques traditionalistes, qui la jugent blasphématoire et "christianophobe", et les défenseurs de la liberté de création.
              
Lors de la première au Rond-Point, jouée sans incident le 8 décembre 2011, quelques centaines de catholiques avaient manifesté devant le théâtre, protégé par plusieurs centaines de policiers.
              
Alors qu'il était venu présenter à Nancy un autre spectacle, en mars 2012, Jean-Michel Ribes avait été agressé par deux hommes se réclamant de l'intégrisme catholique qui lui avait jeté des excréments au visage.

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