Normandie : auprès des pêcheurs et producteurs, les artisans du goût normand

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Normandie : auprès des pêcheurs et producteurs, les artisans du goût normand
FRANCE 2
Article rédigé par
L.Legendre-Trousset, E.Maizy, J.Cohen-Olivieri, Drone : American Battle Monuments Commission - France 2
France Télévisions

Les équipes de France Télévisions se sont rendues en Normandie. Elles ont suivi un pêcheur, Pierre, et un producteur de cidre, Guillaume. Tous deux sont amoureux de leur territoire et tiennent à lui faire honneur. 

En cette saison, Pierre et ses matelots, qui vivent essentiellement de la coquille Saint-Jacques, l'or blanc de la Normandie, remontent essentiellement du poisson. Pour s'offrir son chalutier, le marin a investi 1,7 million. Il l'a fait construire il y a trois ans et fait désormais vivre une dizaine de personnes, dont Agnès, sa mécano. Un rêve d'enfant pour le jeune patron, fier de naviguer depuis dix ans près des côtes normandes. "Entre l'école et le boulot, j'ai fait mon choix très vite", confie le matelot. La Manche réserve toutefois quelques surprises, et la moindre inattention peut lui couter très cher. Alors Pierre est aux aguets. "C'est la mer qui décide de toute façon, ce n'est pas nous, confie le jeune homme. Nous on fait en sorte de la prendre comme il faut, mais c'est elle qui va décider."

Le choix de l'artisanal

Sur les terres normandes, d'autres traditions perdurent. Guillaume Capelle, producteur de cidre, reçoit dans sa ferme un bouilleur de cru ambulant venu distiller son calvados, une autre spécialité de Normandie. Pour obtenir l'eau de vie, le bouilleur de cru chauffe le cidre à plus de 100 degrés, afin de recueillir les vapeurs d'alcool. Cette machine de 1953, il la connait sur le bout des doigts. Il a hérité de ce savoir-faire ancestral de son père. "J'avais l'âge de dix ans, avec mon papa", explique ce dernier, qui souhaite désormais transmettre à Valentin, son fils. Le calvados va ensuite vieillir durant de longues années dans les futs de chêne, sous l'œil expert du producteur. "Je suis persuadé que si on ne se casse pas la tête à élaborer un produit, si on ne se met pas dans la difficulté, on ne peut pas le valoriser comme il faut", explique Guillaume Capelle.

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