Pollution au plomb autour de Notre-Dame : l'association Robin des Bois dépose plainte contre X

L'association estime que la communication autour des risques liés à la pollution au plomb n'a pas été suffisante que ce soit auprès de la population ou auprès des ouvriers du chantier de rénovation de la cathédrale.

Le chantier de la cathédrale Notre-Dame à Paris le 6 juillet 2019. 
Le chantier de la cathédrale Notre-Dame à Paris le 6 juillet 2019.  (JAKUB PORZYCKI / NURPHOTO / AFP)

L'association Robin des Bois a déposé plainte contre X, vendredi 26 juillet, notamment pour mise en danger de la vie d'autrui, à propos des risques liés à la pollution au plomb après l'incendie de la cathédrale Notre-Dame de Paris, a appris franceinfo auprès de l'association environnementale, confirmant une information du journal Le Monde.

"Derrière ce X, nous visons toutes les parties prenantes", assure à franceinfo Jacky Bonnemains, porte-parole de l’association Robin des Bois. "Nous visons la mairie de Paris, les mairies des 6e, 5e et 4e arrondissements, mais aussi l'Agence régionale de santé." 

L'association estime que la communication autour des risques liés à la pollution au plomb n'a pas été suffisante, que ce soit auprès de la population ou auprès des ouvriers du chantier de Notre-Dame. "Nous déposons plainte contre X, notamment pour mise en danger de la vie d'autrui, non-assistance à personne en danger ou encore carence fautive dans l'information des populations", ajoute Jacky Bonnemains.

Le chantier interrompu

Trois mois après l'incendie survenu à la cathédrale, des taux de concentration largement supérieurs à la normale ont été relevés dans des crèches et les écoles autour de Notre-Dame. Mais ces résultats n'avaient pas déclenché de fermeture des établissements concernés.

Par ailleurs, les lanceurs d'alerte de l'association se disent "très inquiets pour les travailleurs" puisque, selon Le Monde, certains ouvriers sur le chantier de la cathédrale "ne portaient pas de masque de protection". Les travaux ont été suspendus le 26 juillet suite notamment à un rapport de l'inspection du travail pointant des manquements aux règles de précaution.