Chantier de Notre-Dame : "Nous tiendrons le délai" de la réouverture en 2024, assure le général Georgelin

Le président de l'Établissement public chargé de la conservation et de la restauration de la cathédrale Notre-Dame de Paris assure sur France Inter que sa réouverture est toujours prévue pour 2024.

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Le chantier de Notre-Dame de Paris, le 12 avril 2021 (ALEXANDRE MARCHI / MAXPPP)

"Nous tiendrons le délai" de la réouverture de Notre-Dame de Paris en 2024, a assuré sur France Inter le général Jean-Louis Georgelin, président de l'Etablissement public chargé de la conservation et de la restauration de la cathédrale Notre-Dame de Paris. Deux ans jour pour jour après l'incendie de l'édifice, il va accompagner Emmanuel Macron dans une visite du chantier de reconstruction de la cathédrale ce jeudi.

"L'objectif est de rendre la cathédrale au culte et à la visite en 2024, c'est ce que veut le président de la République et c'est ce que nous ferons", déclare le général qui coordonne la reconstruction de la cathédrale à l'identique, impliquant 35 entreprises.

La phase de restauration commencera à la fin de l'année

"Nous arrivons à un point critique de l'histoire du chantier, c'est à dire à l'horizon de l'été, à la fin de la phase de sécurisation". Il aura donc fallu plus de deux ans pour sécuriser les lieux, "ça paraît énorme, mais c'est normal parce que c'est un édifice gigantesque". La lenteur de ces travaux est lié à "ce fameux échafaudage qui avait été monté autour de la flèche, c'était 40 000 pièces à démonter, 300 tonnes à enlever par des cordistes, presque pièce par pièce. Ça a été très long. Nous l'avons terminé". En ce moment, c'est la phase finale de sécurisation des arcs-boutants "nous cintrons les voûtes pour être en mesure d'inspecter pierre par pierre et, s'il le faut, consolider, réparer". Les travaux de restauration à proprement parler "commenceront selon toute vraisemblance, à la fin de cette année", poursuit le général Georgelin.

Si l'objectif reste de rouvrir et de célébrer un office à Notre-Dame en 2024, cela "ne veut pas dire que tout sera terminé naturellement, loin de là", nuance celui qui pilote le chantier. "J'espère qu'on aura pratiquement terminé les travaux à l'intérieur, que le transept aura été réparé parce que le cœur du drame, c'est l'effondrement de la flèche sur le transept. Le somptueux orgue de Notre-Dame que nous avons démonté, aura été remonté". En revanche "peut-être des chapelles ne seront pas terminées, et à l'extérieur il y aura évidemment encore des travaux".

Interrogé sur la crainte d'une pollution au plomb dans le voisinage de la cathédrale et la plainte d'une association pour "mise en danger de la vie d'autrui", le général Georgelin répond que "le sujet du plomb est un vrai sujet".

"Sur l'environnement de l'extérieur de la cathédrale, les chiffres [de la concentration de plomb] que nous contrôlons régulièrement sont bons et sont conformes à ce que l'on trouve dans Paris, et parfois meilleurs."

Général Georgelin

France Inter

"Dans la cathédrale elle-même, nous avons encore des niveaux de plomb élevés, mais nous n'avons pas de plomb dans l'atmosphère", dit-il, soulignant que pour être dangereux pour l'humain, le plomb devrait "être léché". "Nous contrôlons régulièrement nos compagnons par la médecine du travail. Donc, il n'y a pas de drame par rapport à la contamination du plomb dans l'environnement immédiat de la cathédrale et dans la cathédrale", insiste-t-il.

Le général Georgelin révèle par ailleurs que la visite d'Emmanuel Macron ce jeudi ne sera pas la première depuis celle qui avait eu lieu le soir-même de l'incendie. "Le président était venu avec moi de manière très discrète un soir du mois de mai" 2019, soit deux mois après l'incendie, "on avait passé un bon moment à la cathédrale". Une visite bien différente de celle prévue ce jeudi, il s'agira d'une "visite beaucoup plus musclée" avec "beaucoup de très hautes personnalités".

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