Nantes : le recteur de la cathédrale exprime sa "pleine confiance" au sujet de l'homme placé en garde à vue

Le père Hubert Champenois a du célébrer la messe dominicale dans une basilique voisine de l'édifice incendié, évoquant '"une grande détresse" du diocèse. Le prêtre a par ailleurs expliqué que l'homme de 39 ans entendu par les enquêteurs est originaire du Rwanda et réside à Nantes depuis plusieurs années.

Le père Hubert Champenois, recteur de la cathédrale de Nantes, le dimanche 19 juillet 2020.
Le père Hubert Champenois, recteur de la cathédrale de Nantes, le dimanche 19 juillet 2020. (SEBASTIEN SALOM-GOMIS / AFP)

Au lendemain de l'incendie de la cathédrale Saint-Pierre et Saint-Paul de Nantes, pompiers, policiers et enquêteurs sont toujours sur place. L'édifice religieux est interdit au public jusqu'à nouvel ordre et n'a donc pas pu accueillir l'habituelle messe dominicale dimanche 19 juillet. Les fidèles se sont rendus dans des paroisses voisines, comme la basilique Saint-Nicolas. Les prières étaient largement consacrées au sinistre et les esprits souvent préoccupés par le placement en garde à vue d'un des bénévoles du diocèse.

Émotion, surprise et confiance 

L'émotion des fidèles est palpable : "Il y a une tristesse aujourd'hui, bien sûr. Mais je crois que le message du Christ est clair, c'est un message d'espérance. Il ne faut pas que ce genre de choses nous arrête", plaide ce Nantais qui dit être très surpris, comme d'autres catholiques réunis ce dimanche, du placement en garde à vue d'un des bénévoles du diocèse.

Le président de l'Association des amis de la cathédrale, Jean-François Henry, et le responsable bénévole de la sonorisation, Florent Piolets, connaissent cet homme âgé de 39 ans. "Une garde à vue, c'est une enquête. C'est à la justice de savoir ce qui s'est passé", estime Jean-François Henry. "Il faut attendre un peu plus", abonde Florent Piolets. Le diocèse de Nantes affirme sa confiance en la justice et donc en ce bénévole, explique le recteur de la cathédrale : "Je le connais bien mais je n'ai pas fait d'enquête sur lui !"

C'est un homme originaire du Rwanda qui est à Nantes depuis plusieurs années et qui habite aussi dans une maison religieuse dans la ville.Hubert Champenois, recteur de la basilique Saint-Nicolas de Nantesà franceinfo

"Les personnes qui sont au service de la cathédrale, sont des personnes avec lesquelles on crée des liens au long des mois ou des années, avec lesquelles nous sommes en pleine confiance. C'est important."

Le procureur de Nantes a appelé dimanche matin à la plus grande prudence quant à cette garde à vue. Pour lui, il est prématuré d'en tirer des conclusions. 

Émotion, surprise et confiance au sein du diocèse de Nantes : Ecoutez le reportage de Léo Tescher
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