Versailles : qui a bien pu financer le lifting du hameau de Marie-Antoinette ?

Le hameau de Marie-Antoinette, construit à moins de deux kilomètres de Versailles, a ouvert pour la première fois au public ce 12 mai. Les visiteurs du château ont pu découvrir le jardin secret de la Reine, qui a été restauré grâce au mécénat privé de la maison de couture Dior.

Le Hameau de Marie-Antoinette, à Versailles 
Le Hameau de Marie-Antoinette, à Versailles  (ROLLINGER-ANA / ONLY FRANCE)
Le hameau de la Reine à Versailles a été commandé par Marie-Antoinette en 1783. Sa construction en zone humide n'était pas conçue pour durer et s’est vite dégradée. Le bâtiment est resté fermé au public durant deux siècles. Cinq années de travaux ont été nécessaires pour le restaurer.

La restauration a permis de faire revivre le hameau et de lui redonner son faste d’antan. Elle a coûté six millions d’euros et  a été entièrement financée grâce au mécénat privé de Dior, l’État ne pouvant pas débourser une telle somme. La sauvegarde du patrimoine fait partie d’une stratégie de communication globale du mécène.

Reportage pour France 2 de  F.Mavic, M.Renier, V.Lucas 
Refuge de la Reine, le hameau de Marie-Antoinette a été construit dans des matériaux simples, il est posé à même le sol, sans fondations. L’un des conservateurs de Versailles, Jérémie Benoît, s’étonne de la résistance des bâtiments.

La construction est extrêmement légère, très fragile, très poreuse, beaucoup d’humidité s’était infiltrée.Jérémie Benoît, conservateur en chef des châteaux du Trianon 

L\'une des maisons du hameau, avant restauration 
L'une des maisons du hameau, avant restauration  (France 2/ Culturebox)
Catherine Pégard, présidente du château de Versailles, veut développer ce genre d’actions pour trouver des financements. Elle sait qu’un château aussi prestigieux attire les chefs d’entreprise.

Lorsque vous arrivez ou en Australie, ou au Brésil, ou en Chine on vous parle de Versailles, et on sait ce qu’est VersaillesCatherine Pégard, présidente du château de Versailles

Jean-Paul Claverie représente LVMH, la maison propriétaire de Dior, il espère de son côté que le hameau, en accord avec les équipes, pourra être le lieu futur d’opérations de relations publiques, voire de soirées privées et de défilés.