Des centaines de lettres d'amour écrites pendant la Seconde Guerre mondiale ont été sauvées de la déchetterie

Elles ont pu être restituées à la famille grâce à un appel lancé sur Twitter par une salariée d'un bureau d'études en environnement à Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône), détachée pour quelques jours à la déchetterie de Saint-Jean-d'Angély (Charente-Maritime).

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France Télévisions
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Cécile a retrouvé plus de 200 lettres d'amour dans une remorque le 2 décembre 2020, à la déchetterie de Saint-Jean-d'Angély (Charente-Maritime). (CECILE FILIPPI / TWITTER)

"Quand je vois s'écouler de si belles journées, où nous pourrions passer une si sage jeunesse il me semble que c'est plus que mon sang que je perds, ma petite Aimée tu ne peux t'imaginer comme j'ai un cafard formidable et que je suis las d'être ici." Ces mots, Cécile les a découverts mercredi 2 décembre, à la déchetterie de Saint-Jean-d'Angély (Charente-Maritime), où cette salariée dans un bureau d'études en environnement à Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône) est détachée quelques jours, selon La Nouvelle République. Ils étaient inscrits sur l'une des 200 lettres entreposées dans une remorque de vieux journaux.

"Le Monsieur qui a amené [la remorque] nous a expliqué qu'il avait trouvé tout ça dans le grenier d'une maison qu'il avait acheté pour la retaper. Il n'avait pas regardé le contenu dans le détail, il voulait juste s'en débarrasser", raconte Cécile à La Nouvelle République. Mais alors que la remorque se vide, Cécile et sa collègue découvrent, sous les journaux, "un petit carton avec plein de lettres". Près de 200 courriers avec des mots d'amour, adressés à une certaine "Mademoiselle Aimée", à Loubillé (Deux-Sèvres), datés de 1942 à 1945 et écrits par le même homme, Pierre.

"Trop de souvenirs"

Cécile refuse de les jeter. "C'était trop de souvenirs, peut-être que si ça appartenait à ma grand-mère, j'aurais bien voulu les récupérer... Je suis peut-être trop sentimentale...", commente-t-elle dans La Nouvelle République. Elle décide de lancer un appel sur Twitter pour retrouver la famille de l'auteur et de la destinataire.

Son message est partagé plus de 10 000 fois... et Cécile atteint son objectif : un membre de la famille la contacte sur le réseau social. Jean-Christophe Popinot se manifeste et explique être le petit neveu d'Aimée Randonnet.

Il donne ensuite quelques explications : il s'agit de la correspondance de Pierre et Aimée pendant la Seconde Guerre mondiale. Le couple s'est marié jeune, quand Aimée avait 17 ans, et a eu deux filles par la suite. Quand l'une d'elles a vendu la maison familiale, elle n'a pas fait attention au carton de lettres, dont elle ne connaissait pas l'existence. Jeudi matin, Cécile a annoncé l'épilogue de l'histoire sur Twitter : elle a pu remettre toute la correspondance à la fille d'Aimée et Pierre.

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