Dans les entrailles de la ligne Maginot

Poursuite de la série de l’été sur les secrets des monuments.

FRANCE 3

Longtemps, elle a incarné la débâcle de 1940. La ligne Maginot, ce rideau défensif érigé dans les années 30 entre la Moselle et la Suisse et censée empêcher une nouvelle invasion allemande. Mais en mai 1940 les troupes du Reich la contournent et la prennent à revers. Elle n'aurait donc servi à rien ? Pas si sûr. "La ligne Maginot avait trois missions principales. La première, protéger le pays d'une attaque brusquée. La deuxième, permettre la montée en ligne des armées avec la mobilisation qui durait trois semaines. Et la troisième, protéger les régions industrielles et les bassins miniers de la France. Ces trois objectifs ont été remplis", détaille Michel Truttman, président de l'association "Jours d'Histoire".

L'armée de l'air sur place

C'était un modèle d'ingénierie militaire que l'armée a même décidé de remettre en service pendant la guerre froide.
Le fort de Schoenenbourg (Bas-Rhin) porte encore les traces de cette deuxième vie. Il devait servir de base à l'Otan en cas de conflit avec le bloc soviétique. L'armée a progressivement abandonné la plupart des pièces de la ligne Maginot. À l'exception du radar de Drachenbronn, quatre kilomètres plus à l'Est, qui surveille tout le quart nord-est du territoire. Sous la colline, l'armée de l'air occupe aujourd'hui l'un des principaux ouvrages de la ligne.

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