EN IMAGES. De Gorillaz à PNL, revivez l'édition 2022 du festival We Love Green comme si vous y étiez

C'était comment le festival We Love Green cette année, les 2, 4 et 5 juin dans le Bois de Vincennes ? On y était, on vous raconte heure par heure et en images ces trois jours riches en pluie et en décibels.

De la pluie, de la boue, une soirée écourtée par les intempéries mais aussi de superbes éclaircies musicales pour réchauffer les cœurs: c'est ce que l'on retiendra de l'édition 2022 du festival We Love Green qui aura fait hocher la tête de plus de 100 000 festivaliers sur des airs rap, électro, pop et variété.

On se souviendra des réjouissants Gorillaz, des solaires et puissantes Jorja Smith, Koffee et Greentea Peng, du show millimétré d'Angèle, de la fougue irrésistible de Juliette Armanet. Mais aussi de la folie furieuse de Slowthai, des pogos démentiels aux concerts de SCH et Central Cee, sans oublier le duo PNL, toujours aussi "Peace and Lovès" mais aussi très "love" tout court, auquel, décidément, on pardonne tout.

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Pour la soirée d'ouverture de We Love Green 2022, jeudi 2 juin, Damon Albarn et ses Gorillaz offrent un concert réjouissant d'une heure trente qui balaye 20 ans de tubes, de "Tomorrow Comes Today" à "Strange Timez", "Feel Good Inc." ou "Clint Eastwood". LAURE NARLIAN / FRANCEINFO CULTURE
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Sur scène, Damon Albarn (au micro en rose à gauche) est accompagné d'une quinzaine de musiciens et choristes mais aussi, à l'écran, des quatre personnages animés de Jamie Hewlett qui constituent les musiciens "virtuels" de Gorillaz. SADAKA EDMOND / SIPA
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Avant Gorillaz, sous le chapiteau de la scène Clairière, nous étions suspendus aux lèvres de la merveilleuse chanteuse anglaise Jorja Smith, vue pour la première fois à ce même festival en 2018.  SADAKA EDMOND / SIPA
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Le retour façon "Stranger Things" dans le bois de Vincennes, à l'issue de la super soirée d'ouverture du jeudi aurait dû nous alerter : quelque chose de pas très cool se préparait du côté de la météo. Eh eh... LAURE NARLIAN / FRANCEINFO CULTURE
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Après un break le vendredi, ce week-end de musique commence sous les meilleurs auspices samedi 4 juin, avec la jeune Jamaïcaine Koffee, 22 ans et déjà star du reggae, genre universel s'il en est. Son set euphorisant se termine sous une pluie fine mais tout le monde danse devant la grande scène Prairie et les parapluies sautent en rythme. DAVID WOLFF - PATRICK / REDFERNS / GETTY
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La chanteuse et compositrice américaine Earteather, qui revendique "mettre du sexe dans tout" ce qu'elle fait, fait sensation au même moment sur la scène Canopée, prenant des poses suggestives et plongeant témérairement dans la foule. SADAKA EDMOND / SIPA
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Provocatrice en diable, la chanteuse Eartheater montre ses fesses au public comme on tire la langue, dévoilant d'étonnants tatouages sur l'envers des cuisses qui appellent une forme érotique de rodéo... DAVID WOLFF - PATRICK / REDFERNS / GETTY
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Majeur en l'air sur son morceau RAC, le rappeur marseillais n'en a vraiment "rien à cirer"... de la pluie. Elle s'abat de plus en plus dru sur le site du festival et nombreux sont les festivaliers dégoulinants à venir se réfugier sous le chapiteau de la Canopée qu'il retourne comme une crêpe.  NISRINE MANAI / FRANCEINFO CULTURE
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Dehors, la tempête fait rage comme rarement mais SCH continue sous les acclamations, tenant en respect les nuages noirs qui s'amoncellent. Les organisateurs attendront que son show se termine, peu avant 19h, pour annoncer que la soirée et tous les concerts suivants (Laylow, Clara Luciani, Dinos etc) sont annulés. Même pas peur ! SCH s'envole aussitôt pour Marseille afin d'être sur scène avec JUL au Vélodrome en fin de soirée. NISRINE MANAI / FRANCEINFO CULTURE
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A Vincennes, autour de 18h30, le site du festival se retrouve noyé sous des trombes d'eau, au point que tous les concerts de la soirée tombent à l'eau. Pendant que chacun cherche un refuge, rien n'arrête les selfies, pas même le déluge, comme on le voit sur cette photo.  LAURE NARLIAN / FRANCEINFO CULTURE
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Le retour du festival We Love Green en début de soirée, après l'annulation des concerts, semble apocalyptique : le déluge de pluie a inondé le bois de Vincennes, et il faut faire son chemin en pataugeant dans 20 cm d'eau. Finalement plus de peur que de mal, et de sacrés souvenirs. LAURE NARLIAN / FRANCEINFO CULTURE
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Dimanche, l'orage de la veille est déjà oublié et c'est l'affluence des grands jours à We Love Green : le dimanche affiche complet depuis des semaines et 40 000 personnes envahissent le site, déterminées à profiter de leurs artistes préférés. LUC MARECHAUX POUR WE LOVE GREEN
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Les premiers festivaliers arrivés, dont ce gang de ponchos en plastique, ont tout prévu au cas où le ciel leur tomberait sur la tête. Pourtant, le site est étonamment sec. Ça ne va pas durer. DAVID WOLFF - PATRICK / REDFERNS / GETTY
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La chanteuse britannique Greentea Peng, enceinte jusqu'au cou, reste une ensorceleuse de premier ordre dont le dub psychédélique parvient à éclaircir le ciel d'une simple prière au soleil, celle de son adorable chanson "Mr Sun". LAURE NARLIAN / FRANCEINFO CULTURE
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Téléphone greffé, flash activé et L de la main : les fans du rappeur londonien Central Cee sont au garde-à-vous pour accueillir sous le chapiteau de la Canopée cette jeune figure de proue de la Drill (sous genre né à Chicago). NISRINE MANAI / FRANCEINFO CULTURE
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Après quinze longues minutes d'attente en musique, Central Cee se jette sur scène, tête capuchée en avant, comme un taureau dans une arène surchauffée. NISRINE MANAI / FRANCEINFO CULTURE
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Programmé au départ pour une heure de show, Central Cee n'aura finalement besoin que d'une demi-heure pour embraser un parterre de fans chauffés à blanc. Efficace, mais trop court pour les festivaliers qui traînent des pieds à quitter le châpiteau. WE LOVE GREEN FESTIVAL
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Dimanche 5 juin 2022 vers 17h, le site de We Love Green est à pied sec, les nuages s'éloignent à l'horizon... et pourtant, la pluie va s'abattre à nouveau violemment par deux fois sur la tête des festivaliers, vers 18h durant les sets de Wet Leg et d'Arlo Parks, puis vers 20h, durant les concerts de Angèle et Slowthai. LAURE NARLIAN / FRANCEINFO CULTURE
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La chanteuse britannique Arlo Parks, trop peu vue en France depuis la sortie début 2021, en pleine pandémie, de son album acclamé "Collapsed in Sunbeams", déroule ses chansons soyeuses le sourire aux lèvres. Surprise : entre les morceaux, elle s'exprime dans un français parfait (sa mère est née à Paris). LAURE NARLIAN / FRANCEINFO CULTURE
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La chanteuse et musicienne Juliette Armanet impressionne tous ceux, petits et grands, fans ou pas, qui assistent à son concert survolté.  Car sous le chapiteau de la Canopée, comme la veille pour SCH, des milliers de personnes viennent en toute hâte s'abriter de la pluie, avant même le début de son concert. Dans sa veste pailletée, la nouvelle reine du disco passe du piano au micro, et harangue la foule en vraie bête de scène. Impossible de ne pas succomber. JULIEN MIGNOT POUR WE LOVE GREEN
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Au même moment du côté de la scène Lalaland réservée aux sets electro, l'hypnotique Shygirl, pur produit de l'underground londonien, joue de sa chevelure sous les boules à facettes. Un agent technique nous suggère de nous éloigner de la scène avant la fin du set : la fausse timide a fait installer des canons qui feront jaillir des étincelles à la fin de son spectacle. Une véritable show girl à l'image de son idole Mariah Carey.  HECTOR PASSAT
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L'orage ne peut rien face au sale gosse du rap britannique Slowthai, déchaîné, qui saute torse nu dans une foule de capuches et de parapluies. Surexcité, le punk communique sa pugnacité aux festivaliers trempés jusqu'aux os mais bien trop ambiancés pour quitter la Canopée. DAVID WOLFF - PATRICK / REDFERNS / GETTY
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Lors de la grosse averse survenue vers 19h45 dimanche à We Love Green, beaucoup de festivaliers s'abritent sous la boule à facettes du LaLaland dont le toit ploie sous des hectolitres d'eau. Lorsque le soleil parvient à percer les nuages noirs, on s'ébroue et on patauge à nouveau. LAURE NARLIAN / FRANCEINFO CULTURE
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Grands, petits, couples, gamines en fleurs, gros bras et durs à cuire : tout le monde est venu assister au concert de la chanteuse Angèle sur la grande scène Prairie, qui déborde. Son show (trop) bien réglé est impeccable et il est louable de vouloir proposer au public un vrai spectacle qui en jette, mais où sont passés la fraîcheur, le naturel et l'humour de la jeune belge vue sur cette même scène en 2018 ?  ANTHONY GHNASSIA POUR WE LOVE GREEN
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Il faut s'y faire, Angèle est devenue une star, qui entend, avec ses chorégraphies léchées et ses tenues signées de la maison de couture dont elle est l'égérie, égaler Dua Lipa, son nouveau modèle. La spontanéité n'a plus sa place dans ce show réglé au millimètre et Angèle tardera beaucoup à remercier du bout des lèvres les milliers de courageux festivaliers, y compris des enfants, restés la voir jusqu'au bout sous la pluie battante. Dimanche, face au formatage asphyxiant de la belle qui s'annonce, on avait très envie de crier : "Angèle, reviens !" ANTHONY GHNASSIA POUR WE LOVE GREEN
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Sous le châpiteau de la Clairière, les amoureux profitent de l'euphorie collective pour s'échanger des baisers durant le set de Bicep. MAHDI ARIDJ POUR WE LOVE GREEN
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Après le concert d'Angèle et en attendant celui de PNL, la gadoue est devenue hyper glissante mais les festivaliers continuent à danser. LAURE NARLIAN / FRANCE INFO CULTURE
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Le jour est presque tombé lorsque les deux rappeurs de PNL, qui succèdent à Angèle sur la scène Prairie, débarquent enfin, peu après 22h, avec 20 mn de retard. La clameur qui les accueille est impressionnante. Aux deux frangins, on pardonne tout. Même d'oublier des couplets entiers. Il faut dire  qu'Ademo et N.O.S jouent beaucoup du briquet durant leur concert... LAURE NARLIAN / FRANCEINFO CULTURE
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Pour "Au DD", le titre de PNL dont le clip était tourné en haut de la Tour Eiffel, les fans brandissent une forêt de smartphones. Un des derniers temps forts de ce concert très "love vibration" qui a comblé le public et a refermé pour nous cette riche édition de We Love Rain. LAURE NARLIAN / FRANCEINFO CULTURE