"La même énergie que quand on avait 17 ans" : avec "Alpha Zulu", Phoenix opère un retour à la pop de ses débuts

Le groupe français Phoenix sort ce vendredi son nouvel album, intitulé "Alpha Zulu" et composé dans l'une des ailes du musée des Arts décoratifs, au Palais du Louvre à Paris. Ils reviennent pour franceinfo sur l'influence de ce lieu symbolique dans leur création artistique.

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Radio France
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Les membres du groupe pop-rock Phoenix à New-York le 17 may 2017. (ANGELA WEISS / AFP)

Mine de rien, cela faisait cinq ans que le successeur de "Ti Amo" se faisait attendre. Surprise, au bout de ce tunnel, marqué par la pandémie, Phoenix est de retour dans les bacs ce vendredi 4 novembre avec "Alpha Zulu", septième disque qui rentre en résonance avec les rythmes pop des débuts, à l'image du titre "Identical". Le groupe français, que l'on présente comme le plus connu au monde, s'est confié à franceinfo sur ce nouvel album, composé en dix jours dans l'une des ailes du musée des Arts décoratifs, à Paris.

>>Cinq ans après leur dernier album, Phoenix entame une tournée avec le nouveau single "Alpha Zulu"

Comme une boucle inattendue, "Alpha Zulu" rappelle l'énergie et l'innocence de "United", leur premier album sorti il y a 22 ans. Pour créer, ils se sont confinés au Musée des Arts Décoratifs. "Surtout la manière de concevoir tout seul dans une pièce, sans ingénieur du son, juste avec nous même, jusqu'au bout, tous les quatre", se souvient Christian Mazzalai, l'un des guitaristes, pendant les dix jours, on était comme quatre enfants dans un musée vide."

"On savait qu'on allait se retrouver, on passait des mois séparés. On savait qu'on allait avoir dix jours ensemble, où il y avait la même énergie que quand on avait 17 ans et qu'on avait trois heures... Les engueulades en moins", ajoute Thomas Mars, le chanteur, qui habite aux Etats-Unis, et a donc été obligé de s'adapter au rythme des confinements pour se déplacer. 

"Le Louvre, c'était parfait parce que c'était la quintessence de ce que l'on recherchait. On joue avec des codes un peu abstraits pour les Etats-Unis"

Thomas Mars, chanteur de Phoenix

à franceinfo

Sans leur regretté sorcier du son, Philippe Zdar, mort en 2019, Phoenix a fonctionné davantage en vase clos, créant des chansons qui leur ressemblent. Et criant, aussi, leur amour pour la culture européenne, quand ils suscitent une vraie passion aux Etats-Unis. "J'ai besoin de l'Europe, après la France d'une façon un peu plus particulière. On a quand même grandit avec le post-yéyé, où toutes les inspirations, les chansons étaient des copies des chansons américaines. Nous, on a fait un peu l'inverse. On a chanté en anglais, mais au lieu de parler des palmiers, des Cadillac et des juke-boxes, on parlait de choses hyper européennes", décrit Thomas Mars.

La magie de Phoenix continue : du lycée à Versailles, jusqu'aux scènes les plus démesurées, toujours liés, toujours passionnés, toujours unis. Le groupe pop-rock sera de passage à Paris, avec un concert à l'Olympia les 28 et 29 novembre prochains.

Avec l'album "Alpha Zulu", le groupe Phoenix opère un retour à la pop de ses débuts - reportage de Yann Bertrand
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