"Jump", "Eruption", "Beat it"... Hommage au guitar hero Eddie Van Halen en 7 chansons et solos emblématiques

Mort mardi en Californie, ce virtuose de la guitare est responsable de nombreuses compositions et de riffs iconiques du hard rock. En voici un échantillon.

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France Télévisions Rédaction Culture
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Le guitariste de Van Halen Eddie Van Halen sur scène le 4 mars 1978 à Chicago. (PAUL NATKIN / WIRE IMAGE / GETTY IMAGES)

Prodige de la six-cordes, le "guitar hero" Eddie Van Halen, mort mardi 6 octobre à l’âge de 65 ans, avait fondé le groupe Van Halen en Californie au début des années 70 avec son frère Alex, qui officiait à la batterie, entourés du bassiste Michael Anthony et du chanteur David Lee Roth. Responsable de nombreuses compositions et de riffs iconiques du groupe de hard-rock américain, ce virtuose fan d'Eric Clapton (époque Cream) est à l’origine de plusieurs innovations guitaristiques. Il a notamment changé la façon d'en jouer, en popularisant une nouvelle approche du "tapping".

Mais il a aussi redéfini la façon dont la six cordes électrique devait être fabriquée et devait sonner. Très bricoleur, il cherchait constamment à améliorer son instrument pour le faire sonner comme il le souhaitait. Façonné sur mesure par ses soins, sa plus fameuse guitare était connue sous le nom de Frankenstrat (mot valise issu de Frankenstein et de Stratocaster). Il s’agissait d’une guitare hybride, composée d'un assemblage de morceaux issus de différentes guitares. 

Le virtuose Eddie Van Halen, toujours joueur et souriant sur sa guitare, ici en janvier 1984 à Jacksonville (Etats-Unis). (PAUL NATKIN / WIREIMAGE / GETTY IMAGE)

Au sein du groupe Van Halen, si le très énergique chanteur David Lee Roth en faisait des tonnes au premier plan avec sa crinière blonde, ses œillades et ses déhanchés suggestifs, c’est peut-être parce qu’Eddie Van Halen prenait déjà beaucoup de place, étant lui aussi plutôt démonstratif, comme on peut le voir dans certaines vidéos ci-dessous.

1"Eruption" (1978)

Dans le rock, il y a eu un avant et un après Eruption et l’extraordinaire solo d’Eddie Van Halen sur ce titre extrait de leur premier album. Un solo long de près de deux minutes durant lequel il utilise la technique du "tapping" mais avec ses deux mains – "c'est comme d’avoir un sixième doigt à la main gauche", expliquait-il - pour obtenir des arpèges extraterrestres, une première. Ce solo, l’un des plus célébres de l’histoire du rock, lui servait originellement d’échauffement avant les enregistrements. Incorporé au sein du morceau, il fut une révolution, souvent imitée depuis.



2"Jump" (1984)

C’est le morceau le plus emblématique de Van Halen et pourtant Eddie rama plusieurs années pour l’imposer au groupe, en raison du riff de synthétiseur qui le drive tout du long. Soucieux de ne pas s’alinéner les amateurs de hard rock qui tordirent d’ailleurs le nez, il l’accompagna d’un de ses solos de guitare spectaculaires. Et prouva qu’il était aussi à l’aise à la guitare qu’aux claviers, le morceau devenant numéro un des charts aux aux Etats-Unis et en bonne place dans de nombreux pays. En France, cet hymne galvanisant accompagne depuis 1986 l'entrée des joueurs de l'équipe de football de l'Olympique de Marseille sur la pelouse du stade Vélodrome. 



3"Ice Cream Man" (1978)

Ecrite par le bluesman de Chicago John Brim et sortie dans les années 50, cette reprise de blues par Van Halen est dotée en son cœur d’un long solo d’Eddie (à 3:22 de la vidéo), un déluge de notes joueuses qui ressemble à un sourire et comprend pratiquement toute l’octave supérieure du manche de guitare.



4"Beat it" de Michael Jackson (1982)

Le principal guitariste de l'album Thriller de Michael Jackson était Steve Lukather de Toto. Mais pour le solo de Beat it, Quincy Jones voulait Eddie Van Halen. Vers 3 minutes de la chanson, on entend son solo virtuose, qu’avait aussitôt apprécié Michael lui-même, présent lors de l’enregistrement en studio. Pourtant, si sa patte est très reconnaissable, Eddie Van Halen ne fut pas crédité sur l’album.



5"Panama" (1984)

Le troisième single du sixième album de Van Halen, 1984, ne parle pour une fois pas de sexe mais d’une voiture de course, la Panama Express. D’où le solo d’Eddie Van Halen, qui sonne plus que jamais comme un bolide lâché à pleine vitesse avec ralentissements et accélérations fulgurantes. Qu’il coupla avec les rugissements de sa propre Lamborghini… Sur cette vidéo, on peut constater lors du solo à 2:17 son talent de showman, tout en glissade.



6"You’re No Good" (1979)

Premier morceau de leur second album Van Halen II, You’re no good est une reprise d’une chanson de l’Américain Clint Ballard Jr popularisée par Linda Rontstadt en 1975. Van Halen ralentit le tempo et Eddie Van Halen fait encore des étincelles sur le solo de cette chanson assez méconnaissable dont il avouait n’avoir jamais entendu l’original : selon la légende, le producteur Ted Templeman lui avait juste fredonné l’air.



7"Mean Street" (1981)

Soucieux de toujours garder un coup d’avance sur ses nombreux imitateurs, Eddie Van Halen entame le quatrième album Fair Warning avec un solo agressif d’une vélocité et d’une fluidité extravagante, et il joue tout le morceau avec cet incroyable détachement sourire aux lèvres qui donne l’impression que son instrument est une extension de ses bras.



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