"A Bowie celebration", une soirée autour du Thin White Duke avec ses musiciens

Trois ans après la mort de David Bowie quelques-uns des musiciens qui l'ont accompagné donnent trois concerts en France avec divers chanteurs dont Joe Sumner, le fils de Sting. Cette "Bowie celebration" a permis de constater que les œuvres du "Thin White Duke" pouvaient survivre à leur auteur et compositeur. Après Lyon, le 17 janvier à Lille et le 18 à Strasbourg.

Joe Sumner chante Bowie à Lyon le 15 janvier 2018
Joe Sumner chante Bowie à Lyon le 15 janvier 2018 (France 3 Culturebox Capture d'écran)
Bowie sans Bowie, est-ce toujours Bowie ?
"A Bowie celebration", la tournée que plusieurs de ses musiciens assurent actuellement avec trois dates françaises permet de répondre par l'affirmative. Evidemment la silhouette longiligne, la classe, la présence du "Thin White Duke" manquent à tous, musiciens comme spectateurs. Pourtant, la puissance et l'inspiration de ses compositions leur permettent d'exister sans lui, tout comme Mozart vit toujours dans la moindre de ses cantates.

Reportage : France 3 Rhône-Alpes S. Boschiero  / S. Adam / F. Cassar  / F. Rudolf

Casting de rêve

Autour de l'absence du maître, des musiciens qui tous l'ont accompagné entourent Mike Garson, le pianiste présent à ses côtés depuis 1972 et au fil de mille concerts. Il est le leader du groupe. Autour de lui, un casting de rêve avec le bassiste Carmine Rojas, le guitariste Earl Slick, ex zico de Lennon qu'on note déjà en 1974 sur la tournée de Diamond Dogs, Mark Plati, guitariste, bassiste et producteur, le guitariste irlandais Gerry Leonard...

Les chansons écrites par George Gerswhin ont été chantées par Frank Sinatra, Tony Bennett ou Ella Fitzgerald, pourquoi ne pas chanter les chansons de Bowie ? Mike Garson guitariste et leader de "A Bowie Celebration"

La voix

Pour ce qui est de la voix, cet instrument si particulier et qui rendait Bowie reconnaissable aux premiers mots, le choix devait être le plus pertinent, c'était aussi sans doute le plus difficile. Et dans ce cas, la bonne idée a été de ne pas se contenter d'une seule interprétation. Alors, on a entendu Bernard Fowler, l'ancien choriste des Stones, Corey Glover, l'ancien chanteur de Living Color et Joe Sumner, le fils aîné de Sting, décalque de son père en plus "camionneur" mais à la voix magnifiquement adaptée au répertoire de M. Jones.

ça ne fait pas sous-produit, c'est un très bel hommage à Bowie mais aussi à ses chansons... Et bravo, pour des mecs de leur âge, ils ont vraiment la patate !Antoine, spectateur

Une française

A Lyon, Carmen Maria Vega a fait plus qu'assurer avec sa version de "Starman", issue de l'éblouissant album de 1972 "The Rise and Fall of Ziggy Stardust and the Spiders from Mars". La régionale de l'étape affirmant dès son entrée, comme pour se protéger et sans que personne ne parvienne à la croire, qu'elle n'avait absolument pas le trac ! 

L\'affiche de \"A Bowie Celebration\"
L'affiche de "A Bowie Celebration" (DR)

Le choix des chansons

Le choix des chansons, très pertinent, a ravi la partie du public venue écouter les tubes de Bowie, mais a également permis aux spécialistes, aux bowiemaniacs, de retrouver des morceaux plus confidentiels, comme "Sweet thing (candidate)" issu de l'album "Diamond dogs" (1974) ou encore "Quicksand" publié en 1971 sur "Hunky Dory".
Bien plus qu'un cover group de plus, la formation de "A Bowie Celebration" s'inspire sans copier, interprète sans imiter, elle perpétue le processus de création intitié par David Bowie.

Le 17 janvier 2019 à Lille (Théâtre Sébastopol), le 18 à Strasbourg  (Palais des Congrès)