Gims qui appelle à ne pas souhaiter la bonne année, "n'est pas une bonne preuve d'assimilation", pour Gérald Darmanin

"Des instructions sont très clairement données pour refuser la nationalité française, qu'on soit connu ou pas, lorsqu'on est tenant d'un islam rigoriste", assume le ministre de l'Intérieur. 

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Radio France
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Le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, le 25 janvier sur France Inter. (FRANCEINTER / RADIO FRANCE)

Interrogé sur la nouvelle demande du rappeur Gims d'accéder à la nationalité française, le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a répondu mardi 25 janvier sur France Inter qu'il "assume le fait que des instructions sont très clairement données pour refuser la nationalité française, qu'on soit connu ou pas, lorsqu'on est tenant d'un islam rigoriste".

Le ministre fait référence à une récente polémique, une vidéo publiée le 1er janvier dans laquelle le chanteur appelait les musulmans à ne pas fêter la nouvelle année. "S’il vous plaît, laissez-moi avec les ‘Bonne année, Nouvel an’… Laissez-moi avec ça", disait Gims. Le rappeur a depuis présenté ses excuses dans le Journal du Dimanche.

La demande Gims sera réexaminée

Gérald Darmanin rappelle qu'une première demande de nationalité française a été refusée en 2017 au rappeur congolais qui a presque toujours vécu en France. "Les services du ministère de l'Intérieur vont pouvoir réétudier sa demande -puisqu'on le fera évidemment- mais ne pas souhaiter bonne année puisque ce n'est pas conforme à ce qu'auraient fait les amis, les copains ou les frères de tel ou tel personnage aussi sacrés soient-ils, ce n'est pas une bonne preuve d'assimilation à la nationalité française", lance le ministre.

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