Avec son nouvel album "KIDS", l'Israélienne Noga Erez capte l'époque et toute l'attention

Star dans son pays, Israël, passée cette semaine dans la prestigieuse émission de Jimmy Kimmel aux États-Unis, la chanteuse Noga Erez vient de sortir son deuxième album, "KIDS", qui confirme son immense talent, sa force d'attraction, et la vivacité d'une scène israélienne qui, grâce à la vaccination massive, revit en ce printemps.

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Radio France
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L'Israélienne Noga Erez vient de sortir son deuxième album, "KIDS". (Dudi Hasson)

Il y a quatre ans, son premier album sulfureux, Off The Radar, lui avait donné accès à une poignée de scènes européennes, quelques festivals en France, notamment les Eurockéennes de Belfort. Cette fois, Noga Erez est bien partie - et ce n'est pas exagéré - pour conquérir le monde.

Star chez elle, la chanteuse de Tel Aviv multiplie les apparitions très remarquées dans les plus grands talk-shows américains, celui de Jimmy Kimmel récemment (ci-dessus), ici en France aussi. Le tout grâce à un magnétisme naturel, une voix forte capable de passer du rap au chant sans aucune difficulté. KIDS, ce deuxième album, est une révélation pour elle aussi.

Parfois, on peut ressentir que faire de la musique a cessé d’être l’objectif, pour devenir ce truc qu’on fait pour vendre des tickets… Je crois que la pandémie a tout remis à l’endroit

Noga Erez

Le son de l'époque

Cette trentenaire, qui travaille toujours avec son compagnon Ori Rousso, a réussi un disque comme on en voit peu : sensuel, brûlant, politique, générationnel."Cette années a été si intense, on peut sentir la tension dans l'air, analyse-t-elle aujourd'huiMais si cette pandémie a fait quelque chose de bien, c’est faire remonter les problèmes à la surface. Nous, les citoyens, ça nous a poussés à nous demander si nos dirigeants en faisaient assez pour nous. Dans ce contexte, faire de la musique c’est un défi mais c’est aussi très inspirant".

On ne peut s'empêcher, aussi, de la regarder avec envie préparer des concerts pour la fin du mois en Israël. Là-bas, la vaccination massive a permis de rouvrir les salles et les clubs. Noga Erez en profite, avec beaucoup de recul : "J'espère qu'on n'oubliera rien de cette année".

"C’est complètement fou de voir la rapidité avec laquelle les gens oublient, enlèvent les masques, s’embrassent : nous avons ce besoin vital d’être entouré d’autres humains"

Noga Erez

Et dans un monde d'après débarrassé de ses principales contraintes, le nom de Noga Erez fera partie de ceux à suivre sans hésitation.

Avec "KIDS", Noga Erez capte l'attention et réussit un album quasiment parfait | La chronique de Yann Bertrand
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Noga Erez, KIDS (City Slang). Album disponible.

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