"Leaving Neverland", le documentaire choc sur Michael Jackson diffusé le 21 mars en France

Le documentaire "Leaving Neverland" arrive en France jeudi soir le 21 mars sur M6. Lors de sa diffusion aux Etats-Unis début mars, le film a relancé les accusations de pédophilie à l'encontre de Michael Jackson.

Michael Jackson lors d\'un concert à Brunei en 1996. 
Michael Jackson lors d'un concert à Brunei en 1996.  (FRANCIS Sylvain / AFP)
Ce documentaire en deux parties, du réalisateur britannique Dan Reed, programmé à partir de 21h00 et qui sera suivi d'un débat animé par Nathalie Renoux, a suscité de nombreuses réactions dans le monde depuis sa diffusion au festival de Sundance, en janvier, puis les 3 et 4 mars sur la chaîne américaine HBO.

Deux hommes l'accusent de viol

Il est centré sur James Safechuck, aujourd'hui âgé de 41 ans, et Wade Robson, 36 ans, qui racontent comment le chanteur les aurait violés de façon répétée, lorsqu'ils étaient enfants. Ces révélations ont relancé les accusations de pédophilie contre la star décédée en 2009 et poussé certains médias à cesser de diffuser ses oeuvres, notamment des stations de radio au Canada, en Australie et en Nouvelle-Zélande.

Les héritiers de Michael Jackson ont réfuté les allégations du documentaire et saisi la justice pour réclamer à HBO 100 millions de dollars au titre de ce qu'ils qualifient d'"assassinat posthume". Des fans du chanteur défunt sont également montés au créneau, notamment via les réseaux sociaux, pour protéger sa mémoire

Des plaintes contre les victimes

Trois associations françaises de fans ont même lancé une procédure devant la justice française contre Robson Wade et James Safechuck, pour "atteinte à la mémoire d'un mort". L'affaire sera examinée début juillet. Des plaintes que le réalisateur, Dan Reed, a jugé plus que déplacées, dans un entretien accordé lundi à l'AFP. "Poursuivre en justice des hommes qui ont eu le courage de dire qu'ils ont été violés lorsqu'ils étaient enfants par cette personne toute-puissante et quasi-divine, d'en faire des boucs émissaires, c'est plus qu'absurde, c'est ignoble", a-t-il déclaré. "Depuis le début, la stratégie des Jackson a été de présenter Michael comme la victime, et ils ont eu un succès incroyable", a-t-il estimé. Mais "Michael n'est pas la victime, c'est le responsable", insiste-t-il.
 
Toujours en France, où une grande exposition avait récemment été consacrée à Paris aux influences du "roi de la pop" sur l'art, la marque Louis Vuitton a décidé d'effacer les références au chanteur dans sa collection automne-hiver homme, présentée en janvier et qui lui était dédiée.