Michael Jackson, Prince, U2… Les performances qui ont marqué le Super Bowl

Chaque année, une superstar de la musique fait son show à la mi-temps de la finale du championnat de football américain. Dimanche, c'est Madonna qui s'y est collé. Retour sur les mini-concerts qui ont marqué l'événement.

Madonna s\'est produite à la mi-temps du Super Bowl devant 70 000 spectateurs le 5 février 2012 à Indianapolis.
Madonna s'est produite à la mi-temps du Super Bowl devant 70 000 spectateurs le 5 février 2012 à Indianapolis. (CHRIS O'MEARA/ AP / SIPA)

Depuis les années 1990, le Super Bowl invite les plus grandes stars à chanter lors de la mi-temps de l'événement sportif de l'année. Leur public : non seulement les milliers de supporters présents dans le stade, mais aussi 180 millions de téléspectateurs.

Dimanche 5 février, à Indianapolis, c'est Madonna qui s'y est collé, avec entre autres Vogue et Like a Prayer

Retour chronologique sur les performances qui ont marqué l'histoire de ces mi-temps.

Whitney Houston (1991)

En pleine guerre du Golfe, les New Kids on the Block ont l'honneur de la mi-temps, mais on doit à la chanteuse des interprétations de l'hymne national américain. Pourtant, dès le lendemain, on crie au scandale : Whitney l'aurait interprété en playback. En effet, la chanson avait été pré-enregistrée à la demande des producteurs. Depuis 1993, c'est même devenu obligatoire pour les artistes qui interprètent The Star-Spangled Banner. Rickey Minor, un des producteurs du show, explique sur ABC News qu'il y a "tellement de variables, quand on chante en direct, le moindre pépin peut ruiner toute une performance".

L'année d'après, Whitney tient le rôle principal dans le film The Bodyguard, et sa carrière explose avec I Will Always Love You.

Michael Jackson (1993)

Avec Dangerous, sorti en 1991, le roi de la pop signe un des albums les plus vendus au monde (33 millions de copies). Pas étonnant qu'au 27e Super Bowl, il ose rester immobile pendant près de deux minutes, alors que la foule en délire attend qu'il donne le départ. Jam, puis Billie Jean, Black or White et leurs chorés légendaires, le public est comblé. Michael Jackson finit par un discours qui présente la célèbre chanson Heal the World. "Personne ne devrait souffrir, surtout les enfants. Cette chanson est pour eux."

Diana Ross (1996)

Un show extravagant pour la diva de la soul, avec un medley qu'on connaît tous par cœur. Au menu, ballons, chorégraphies, pyrotechnie, changement de tenues et un final on ne peut plus sobre : sur Take Me Higher, Diana Ross part en hélicoptère. Tout simplement.

Motown's 40th Anniversary (1998)

Boyz II Men, Smokey Robinson, Martha Reeves, The Temptations, Queen Latifah et le Grambling State University Band se relaient pour interpréter les tubes du label culte, qui a découvert, entre autres, Marvin Gaye, Stevie Wonder, Diana Ross and The Supremes, et fête son 40e anniversaire cette année-là.

U2 (2002)

Le supergroupe irlandais au leader superaltruiste est l'invité du 36e Super Bowl, qui rend hommage aux victimes du 11-Septembre, survenu cinq mois plus tôt. Bono et ses éternelles lunettes colorées se paient un vrai bain de foule et U2 clôt le spectacle par son tube de 1987, Where the Streets Have No Name, référence aux habitants des quartiers catholiques d'Irlande du Nord, qui, en plein conflit à la fin des années 1970, retiraient les plaques des rues pour perdre les soldats britanniques.

Paul McCartney (2005)

Treize minutes de show sobre mais enthousiaste pour l'ex-Beatles, qui sort d'ailleurs un nouvel album de reprises jazz le 7 février. A la guitare puis au piano, en pleine forme, il offre quelques chansons du plus grand groupe pop de l'histoire aux spectateurs du Super Bowl. Avec, au bout, un Hey Jude qui ferait frissonner même les fans des Rolling Stones.

The Rolling Stones (2006)

Parce qu'on ne peut pas faire jouer un Beatles sans renvoyer l'ascenseur à l'autre plus grand groupe du monde, l'année suivante ce sont justement les Rolling Stones qui se payent la mi-temps. Treize minutes déchaînées, avec un Mick Jagger surexcité qui se déhanche sur la fameuse langue créée par John Pasche et qui orne l'album Sticky Fingers.

Prince (2007)

Sur un Love Symbol géant, Prince fait transpirer la foule comme au début de sa carrière, trente ans plus tôt.

Enfin, sous une pluie torrentielle qui ne pouvait mieux tomber, dans l'obscurité, Prince conclut sur Purple Rain, slow moite et mythique. On pourrait lui reprocher de héler un peu trop le public, mais l'adolescent qui sommeille en nous a la gorge trop serrée.

Mais tout ne se passe pas toujours comme sur des roulettes. A commencer par le téton qui a fait hurler l'Amérique en 2004 : celui de Janet Jackson, dévoilé par Justin Timberlake à la fin de Rock Your Body. Cinq ans plus tard, Bruce Springsteen effectue une glissade un peu trop enthousiaste et son entrejambe heurte la caméra d'un pauvre technicien. Et l'année dernière, Christina Aguilera provoque l'ire des ses concitoyens en se trompant dans les paroles de l'hymne national, qui n'avait, pour une fois, malheureusement pas été pré-enregistré…