Le violoncelle à plus d'un million d'euros, volé à la soliste Ophélie Gaillard, a été retrouvé

La musicienne annonce avoir reçu un appel anonyme lui signifiant que l'instrument se trouvait sur la banquette arrière d'un véhicule garé devant son domicile. 

La violoncelliste Ophélie Gaillard, à Mirecourt (Vosges), le 21 novembre 2013. 
La violoncelliste Ophélie Gaillard, à Mirecourt (Vosges), le 21 novembre 2013.  (MAXPPP)

L'histoire se termine sur une bonne note. Le violoncelle estimé à plus d'un million d'euros que la soliste Ophélie Gaillard s'était fait voler, dans la soirée du jeudi 15 février, en région parisienne sous la menace d'un couteau a été retrouvé, dans la matinée du samedi 17 février. 

"J'ai reçu un appel anonyme en fin de matinée me disant que mon violoncelle était devant mon domicile dans une voiture. Je l'ai retrouvé sur la banquette arrière", explique la musicienne à l'AFP. L'une des vitres de la voiture était fracturée et la musicienne s'est alors immédiatement emparée de l'instrument, "en bon état", avant de prévenir la police. Une source policière contactée par l'AFP confirme que l'instrument a bien été retrouvé.

Figure du violoncelle français, Ophélie Gaillard s'était fait voler cet instrument du XVIIIe siècle près de son domicile à Pantin (Seine-Saint-Denis), par un individu armé d'un couteau, qui avait réussi à prendre la fuite.

Le vol a été très violent, je n'ai pas pu dormir depuis deux jours. Je suis tellement soulagée de l'avoir retrouvé. Je sors de deux jours de cauchemar, c'est un miracle.Ophélie Gaillardà l'AFP

"Pas un instrument qui se vend chez le receleur du coin"

L'enquête avait été confiée à la brigade de répression du grand banditisme. "Ce n'est pas un instrument qui se vend chez le receleur du coin. Il faut forcément un circuit spécial", avait expliqué vendredi une source proche de l'enquête.

Le violoncelle, fabriqué en 1737 à Udine (Italie) par le luthier Francesco Goffriller avait été prêté à l'artiste par la banque CIC. Il est estimé à près de 1,3 million d'euros. L'étui volé contenait aussi l'archet personnel signé par Jean Marie Persoit "vers 1825 à Paris", également retrouvé samedi.

La banque CIC avait réalisé pour la musicienne sa première acquisition d'instrument, une forme de mécénat culturel permettant aux virtuoses de la musique classique de se faire prêter des pièces rares qui peuvent valoir plusieurs millions d'euros. Après le vol, la musicienne avait publié sur sa page Facebook un appel à l'aide pour retrouver l'instrument, accompagné de photos en demandant de "faire suivre ces informations le plus vite et le plus largement possible."