"Le compte n'y est pas" : le syndicat Prodiss dénonce des aides gouvernementales insuffisantes pour la musique

"Arrêtons les effets d'annonce", écrit Malika Seguineau directrice du syndicat national du spectacle musical et de variété dans le privé. Selon l'organisation, le spectacle vivant privé "va perdre 84 % de son chiffre d'affaires cette année". 

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France Télévisions Rédaction Culture
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Un manifestant tient une pancarte "Rideau sur la culture" à Paris, lors d'une manifestation le 15 décembre 2020.  (EDOUARD MONFRAIS / HANS LUCAS)

"Le compte n'y est pas !", s'insurge le Prodiss, syndicat national du spectacle musical et de variété dans le privé, mercredi 16 décembre. Il dénonce des aides gouvernementales insuffisantes face à la crise sanitaire. "Arrêtons les effets d'annonce", écrit Malika Seguineau, directrice générale de l'organisation, dans un communiqué. Le spectacle vivant privé "va perdre 84 % de son chiffre d'affaires cette année et l'année 2021 ne s'annonce pas meilleure pour l'instant", ajoute-t-elle.

En signe de protestation, le Prodiss s'est abstenu "sur le vote du budget initial 2021 du Centre national de la musique (CNM)". Cette instance nouvellement créée doit notamment assurer le fléchage des mesures de soutien pour une filière musicale impactée depuis dix mois par la crise sanitaire, avec des concerts debout et grandes jauges toujours bannies, entre autres.

Dépôt d'un référé-liberté

"Les salles, les producteurs, les diffuseurs, les festivals et aussi les artistes, les techniciens, espèrent un signal, mais ce signal ne vient pas !", se désole encore Malika Seguineau. Le débat "ne peut rester cantonné sur l'unique ouverture de nos lieux de diffusion, il nous faut la certitude d'avoir un environnement non anxiogène pour relancer l'ensemble de notre écosystème", souligne encore la dirigeante.

La ministre de la Culture Roselyne Bachelot a récemment évoqué 35 millions d'euros d'aides supplémentaires pour les cinémas et le monde du spectacle après les annonces gouvernementales retardant d'au moins trois semaines la réouverture de nombreux lieux accueillant du public.

Par ailleurs, le Syndicat des musiques actuelles (Sma) a indiqué "s'engager, en déposant un référé-liberté, aux côtés d'autres organisations du spectacle vivant". "Cette démarche collective vise à dénoncer l'iniquité des mesures prises par le gouvernement, qui continue ainsi de mettre la culture sous cloche et de plonger dans l'incompréhension tout un secteur", ajoute le syndicat. Fermés par décision gouvernementale pour lutter contre l'épidémie de coronavirus, plusieurs acteurs du secteur culturels, comme des théâtres parisiens, ont ainsi saisi dès mardi soir le Conseil d'Etat, en urgence.

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