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Journée internationale des déportés : les musiques oubliées du camp de Terezin

Entre 1941 et 1945, plus de 150 000 juifs furent internés dans le camp-ghetto de Terezin, au nord de Prague. Parmi eux, de nombreux intellectuels et artistes et notamment des musiciens de renom qui continuèrent au cœur de l’horreur, à jouer et à composer.
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France Télévisions
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Le chef tchèque Karel Ančerl dirigeant ses camarades d’infortune lors d’un concert filmé pour les besoins de la propagande nazie. Il fût déporté ensuite à Auschwitz avec sa femme et son fils, lui seul s’en sortira.  
 (Culturebox - capture d'écran)
La musique pour ne pas oublier. A l’occasion de la journée internationale en mémoire des victimes de la Shoah, la Musique de la Garde républicaine a rendu hommage samedi 27 janvier  aux musiciens juifs déportés, dans le grand amphithéâtre de la Sorbonne. Parmi eux, des compositeurs allemands, tchèques et autrichiens, détenus dans le camp de concentration de Terezin.

Reportage : V. Gaget / R. Mathe / A. Fajon / G. Liaboeuf

Un camp "modèle"

En 1941, la Gestapo fait de la forteresse militaire de Terezin, à la fois un camp de transit pour les Juifs tchèques avant leur déportation vers l’Est, et un ghetto pour les Juifs allemands et autrichiens âgés. Mais très vite les nazis veulent se servir de Terezin comme instrument de propagande en y accueillant les "Prominenten", des intellectuels, des peintres, des écrivains et des musiciens.

Un camp présenté comme un modèle pour l’extérieur, films de propagande à l’appui, mais à l’intérieur c’est un vrai camp de concentration avec des conditions de vie atroces. Plus de 30 000 personnes y périront, de faim et de maladies. La grande majorité des autres déportés seront principalement envoyés vers les camps d’extermination de Treblinka et d’Auschwitz. Moins de 20 000 personnes auraient survécu à l’enfer de Terezin. 

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