Querelles juridiques autour du concert "Que je t'aime" en hommage à Johnny Hallyday

Deux sociétés, dont l'une soutenue par Laeticia Hallyday, se disputent le droit d'utiliser l'image virtuelle du chanteur lors de leurs shows en hommage à l'artiste. "Que je t'aime", prévu le 14 septembre à Bercy (Accor Arena) est mis à mal par ce différend judiciaire.

Article rédigé par
France Télévisions Rédaction Culture
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 2 min.
Hommage populaire rendu à Johnny Hallyday devant l'église de la Madeleine, 9 décembre 2017, Paris, France.  (ELISE HARDY / GAMMA-RAPHO)

Johnny Hallyday fait toujours l'actualité mais pas l'unanimité. Le spectacle hommage à l'artiste prévu le 14 septembre à Bercy (Accor Arena) est contesté par un autre producteur, dont les arguments sont réfutés par les organisateurs, selon toutes les parties interrogées.

Le concert hommage "Que je t'aime" programmé le 14 septembre est visé par Me Emmanuel Ludot, avocat de Backstage Management Agency (BMA) qui travaille de son côté sur une tournée souvenir, "Gabrielle Tour".

Me Ludot a envoyé début juillet une mise en demeure aux responsables de "Que je t'aime", sur deux points : l'avocat assure en premier lieu que BMA a déposé un "copyright sur l'hologramme" de Johnny (décédé en 2017) dans le cas où "Que je t'aime" utiliserait cette technique.

"J'ai été surpris quand j'ai reçu ce courrier, ça paraît incroyable de revendiquer l'exclusivité d'un hologramme de Johnny et de toute façon nous n'avons pas choisi cette technologie pour ce spectacle", rétorque Mathieu Vergne, dirigeant de la société DMLS TV, en charge de "Que je t'aime".

Pas d'hologramme prévu à Bercy

Me Gilles Gauer, conseil de Laeticia Hallyday, souligne également que "l'hommage à Bercy ne comporte aucun hologramme". Et de prolonger: "Un tiers ne peut déposer un hologramme et dire qu'il en a le monopole, c'est comme si un peintre faisait le portrait d'une personne et interdisait à d'autres le droit d'en faire aussi son portrait, on est dans une recherche de buzz".

Me Ludot avance aussi que la production de "Que je t'aime" "n'est pas titulaire d'une licence pour permettre l'activité de spectacle vivant", ce qui constitue à ses yeux une "concurrence déloyale". L'avocat de BMA dit avoir également adressé mi-juillet une requête pour un référé constat au tribunal administratif de Paris, espérant ainsi "prendre connaissance" du dossier du spectacle de Bercy et "saisir la juridiction au fond si nécessaire".

Les organisateurs se disent sereins sur la question de la licence. "On a fait une démarche auprès du bureau des licences, et il n'y en a pas besoin pour nous, car ce concert est une activité accessoire pour nous (DMLS TV est une société de production audiovisuelle, ndlr), cette licence n'est nécessaire qu'à partir d'un certain nombre de spectacles par an", explique Mathieu Vergne.

"Que je t'aime" promet la présence sur scène à Bercy de nombreuses stars, tels Calogero, Pascal Obispo, Patrick Bruel, Gad Elmaleh ou encore Julien Doré.

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Johnny Hallyday

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.