Héritage de Johnny Hallyday : "Libération" dévoile les montages complexes de la succession du chanteur

Le quotidien a eu accès aux statuts du "trust" de Johnny Hallyday. 

Laeticia Hallyday, Laura Smet et David Hallyday lors de la cérémonie en hommage à Johnny Hallyday, le 9 décembre 2017. 
Laeticia Hallyday, Laura Smet et David Hallyday lors de la cérémonie en hommage à Johnny Hallyday, le 9 décembre 2017.  (LUDOVIC MARIN / AFP)

C'est un document au coeur de la bataille juridique que se livre le clan Hallyday. Libération dévoile, mercredi 28 mars, les statuts de "JPS" – pour Jean-Philippe Smet, le vrai nom de de Johnny –, le "trust" "constitué par le chanteur afin de verrouiller l'ensemble de sa succession". Rappelons qu'un trust est une structure juridique permettant à des personnes physiques ou à des sociétés de transférer des actifs à une personne de confiance, le trustee, qui les gèrera selon les consignes qui lui seront données. 

Ce premier trust couche sur le papier les dernières volontés de Johnny Hallyday et fait de Laeticia l'unique bénéficiaire de son patrimoine artistique et littéraire. En cas de décès de cette dernière, celui-ci serait transféré aux enfants du couple Jade et Joy puis à leurs futurs petits-enfants.  "JPS" est "destiné à loger tous ses biens – immobiliers, financiers ou musicaux – présents et futurs", détaille Libération. Tout, sauf les biens immobiliers situés en France.

Le montage dévoilé par le quotidien est plus complexe : dans le cas Hallyday, d'autres trusts découlent du trust principal. Mais selon Libération, la mission de ces trusts est simple. Une fois les drois de succession acquittés, il s'agit de contribuer à l'"entretien" de Laeticia : "Tous les intérêts de l’épouse survivante lui seront dévolus et elle en sera, de son vivant, la seule bénéficiaire."