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"Raconter la guerre" : une exposition à Bayeux pour mieux comprendre le métier de journaliste pendant les conflits

L'exposition "Raconter la guerre" réunit dans le cadre du prix Bayeux des Reporters de guerre, des photos et des objets relatifs au travail des journalistes dans les différents conflits. La première couverture remonte à 1853 et à la guerre de Crimée. L'expo permet de comprendre à la fois les risques, les enjeux et les limites du travail d'information.
Article rédigé par
Jean-François Lixon avec AFP - franceinfo
France Télévisions
Publié
Temps de lecture : 2 min.
L'un des panneaux de l'exposition "Raconter la guerre"
 (France 3 Culturebox Capture d'écran)
Symbolique. L'appareil photo qui a sauvé la vie du reporter-photographe Patrick Chauvel en prenant une balle qui lui était destinée symbolise le risque, la difficulté et les enjeux du travail d'information sur un théâtre de guerre. Il figure en bonne place dans l'exposition "Raconter la guerre" proposé par la 25e édition du prix Bayeux des reporters de guerre.

Cette exposition illustre ce que le public ne voit pas, les dessous d'un métier aussi difficile que dangereux. Les relations avec les belligérants, les fixeurs, le matériel, tout ce qui peut faire comprendre le quotidien d'un reporter de guerre sur le terrain est montré ou évoqué dans l'exposition.

Si les technologies ont évolué depuis la première guerre couverte par des journalistes il y a près de 150 ans en Crimée, la profession et ses règles n'ont que peu changé. Les états d'âme et les souffrances des reporters non plus.

Reportage : France 3 Normandie G. Alcalay / M. Lompageu / E. Desramé

Le palmarès du prix Bayeux 2018

Les Trophées du Prix Bayeux-Calvados des correspondants de guerre ont été décernés le 13 octobre à un reporter de l'AFP en photo, du mensuel en ligne américain The Atavist Magazine en presse écrite, d'Europe 1 en radio et de CNN et France 2 en télévision.
 
- En photo, Mahmoud Hams est récompensé pour "Clashes on Gaza's border", réalisé dans une zone "d'accès très difficile et très dangereux", a souligné Thomas Coex, chef de la couverture photo d'Israël et des territoires palestiniens de l'AFP. Le photographe de 38 ans avait déjà reçu le prix photo et le prix du public en 2007.
 
- En presse écrite, le prix revient à un reportage en Irak sur ce que deviennent les corps des djihadistes, intitulé "Mercenaires du diable" et réalisé par l'Américain Kenneth R. Rosen pour The Atavist Magazine.
 
- En radio, il est attribué à "Ni prisonnières, ni réfugiées: femmes djihadistes en Syrie" de Gwendoline Debono, qui avait déjà reçu le Prix en 2017.

- En télévision, "Une vente aux enchères d'esclaves en Libye" réalisé par Nima Elbagir, Alex Platt, Raja Razek pour CNN l'emporte.
 
- En télévision grand format, Nicolas Bertrand et Thomas Donzel de France 2 sont récompensés pour "Rohinghyas: les damnés de la Birmanie". 
 
- Le Prix Jeune Reporter (photo) revient au journaliste indépendant bangladais Mushfiqui Alam pour "The Great Exodus", réalisé au Bangladesh.
 
- Darren Conway de la BBC remporte le prix de l'image vidéo (télévision et télévision grand format) pour "La guerre des drogues au Mexique".
 
Ces sept prix ont été attribués par le jury international de 50 reporters présidé par la journaliste vedette de CNN Christiane Amanpour. 
 
Le Prix du public est attribué à la photographe Paula Bronstein pour "The Rohingya crises : a harrowing journey" un reportage au Bangladesh publié par Getty images.

Le Prix Ouest-France Jean-Marin (4.000 euros, en presse écrite) est décerné au journaliste du Monde Jean-Philippe Rémy pour "Le Yémen en guerre".
 
Enfin, le Prix des lycéens et apprentis revient à Stéphanie Perez, Nicolas Auer et Laetitia Niro de France 2 pour un reportage en Irak, "Les lionceaux du califat: des bombes à retardement?".

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