Erik Orsenna, Régis Debray, Corinne Masiero : le soutien d'une centaine de personnalités à L'Humanité

Plus d'une centaine de personnalités participeront vendredi 22 février à une grande soirée de solidarité en faveur de L'Humanité, organisée dans le cadre de la campagne de soutien au journal placé en redressement judiciaire. Parmi ces soutiens, de nombreux dirigeants de la gauche, mais aussi des écrivains Erik Orsenna et Régis Debray, la comédienne Corinne Masiero, le cuisinier Thierry Marx...

Le journal l\'Humanité
Le journal l'Humanité (ALLILI MOURAD/SIPA)
Cette soirée qui débutera à 18H au Palais des congrès Marcel Dufriche à Montreuil verra se succéder des témoignages de soutiens et d'amis du quotidien, une prise de parole de son directeur Patrick le Hyaric, et des séquences musicales, a indiqué la direction de "L'Huma" à l'AFP.

Plusieurs centaines d'élus, d'artistes et de personnalités engagées pour la plupart à gauche ont confirmé leur participation. Sont ainsi annoncées des personnalités comme Corinne Masiero (l'actrice de "Capitaine Marleau"), les écrivains Erik Orsenna et Régis Debray, le cuisinier Thierry Marx, le comédien Yvan Le Bolloc'h, ou encore l'ancien ministre de la Culture Jean-Jacques Aillagon.

En redressement judiciaire

Le journal L'Humanité, qui s'est déclaré en cessation de paiements en janvier, a été placé début février en redressement judiciaire avec poursuite d'activité. Une procédure assortie d'une période d'observation de six mois, qui doit lui permettre de mettre en place un plan de retour à l'équilibre tout en poursuivant sa parution. Fondé en 1904 par Jean Jaurès, figure tutélaire du socialisme en France, L'Humanité, qui fut des années 1920 jusqu'en 1994 l'"organe central" du Parti communiste français, a régulièrement fait face ces dernières années à des difficultés financières qui l'ont obligé à lancer plusieurs appels aux dons.

Depuis l'annonce de sa cessation de paiement, le journal a reçu des milliers de messages de soutien, de citoyens et personnalités de toute tendance, qui jugent sa survie essentielle au maintien du pluralisme de la presse en France, dont le président de l'Assemblée nationale Richard Ferrand, l'ex-ministre Frédéric Lefebvre (ancien LR et membre du parti Agir), ou Priscillia Ludosky, figure des "gilets jaunes".