Le DJ Bonobo réconcilie musique électronique et instruments pour Rock en Seine

Pour ses plus farouches opposants, l’électro est un genre musical pauvre en mélodies et en compositions instrumentales. A Rock en Seine, Bonobo a tordu le cou aux clichés en invitant sur scène batterie, guitares, trompette, trombone et flûte traversière.

(Medhi Weber)
La concurrence était rude pour le DJ Britannique, puisqu’au même moment, sur la Grande Scène du festival, Justice mettait le feu en guise de clôture de Rock en Seine. Pourtant, les fans étaient bien là pour écouter celui qui est souvent considéré comme le pionnier du « downtempo », un mouvement de la musique électro né à la fin des années 1990.  

La recette : une musique plus douce, plus mélodique et … plus instrumentale. Contrairement à beaucoup d’autres DJs, Bonobo n’est jamais seul sur scène.
https://twitter.com/WeberMedhi/status/1033816710510505984
Les titres s’enchaînent et laissent tour à tour la parole aux cuivres, à la batterie, aux guitares et … au chant. La Britannique Szjerdene, qui suit Bonobo dans ses tournées depuis 2014, l’accompagne de sa puissante voix soul.
(Medhi Weber)

Pour finir en beauté, le natif de Brighton, alias Simon Green dans la civil, clôture son set avec l’un de ses morceaux phare, "Kerala", pour le plus grand plaisir des fans venus s’ambiancer pour les derniers instants de ce Rock en Seine 2018.