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Ecouter du jazz aide-t-il à mieux récupérer après une opération ?

Des anesthésistes américains ont montré qu'écouter ce style de musique après une opération contribue à réduire le rythme cardiaque et à limiter l'anxiété des patients.

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France Télévisions
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Des anesthésistes américains ont montré qu'écouter du jazz après une opération contribue à réduire le rythme cardiaque et à limiter l'anxiété des patients. (UWE UMSTAETTER / CULTURA CREATIVE / AFP)

Selon l'adage, la musique adoucit les mœurs. Et elle peut faire davantage. Des anesthésistes américains ont montré qu'écouter du jazz après une opération aide les patients à mieux récupérer, rapporte le site spécialisé Futura Sciences, vendredi 17 octobre. Les médecins ont présenté leur étude, menée au Penn State Milton S. Hershey Medical Center, lors du congrès américain annuel d'Anesthésiologie, à La Nouvelle-Orléans (Louisiane, Etats-Unis).

Le jazz apaise, le silence réduit la douleur

Concrètement, ils ont fait appel à 56 patientes volontaires qui devaient subir une ablation de l'utérus. La moitié d'entre elles a écouté du jazz après leur opération. L'autre moitié portait un casque antibruit. Les scientifiques ont alors mesuré le rythme cardiaque, la tension, la douleur et le niveau de stress des patientes pendant 30 minutes après l'opération. Ils ont ensuite comparé ces relevés avec ceux effectués avant l'opération.

Ils ont alors constaté que une baisse du rythme cardiaque dans les deux groupes de femmes mais que la baisse était plus nette chez celles qui écoutaient du jazz depuis vingt minutes. Celles qui portaient des casques antibruit ont également ressenti un bienfait puisqu'elles ont fait part d'une douleur moins forte que l'autre groupe après avoir porté le casque pendant seulement dix minutes.

Eviter les effets secondaires des antidouleurs

"L'idée d'avoir à subir une opération chirurgicale – en plus des peurs associées à l'anesthésie – crée un stress émotionnel et de l'angoisse pour de nombreux patients", explique le docteur Flower Austin, responsable de l'étude.

L'objectif, à terme, est de réduire la prescription des antidouleurs, qui ont parfois des effets secondaires néfastes. "Nous avons besoin de déterminer quel type de musique fonctionne le mieux, à quel moment l'écouter et savoir à quel moment le silence devrait prévaloir. Mais il est évident que la musique, ainsi que le silence, sont des moyens abordables, non-invasifs et qu'ils peuvent accroître la satisfaction des patients", poursuit Flower Austin.

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