Didier Lockwood : le jazz en deuil

Didier Lockwood, violoniste de jazz mondialement reconnu, est décédé brutalement dimanche 18 février au soir à la suite d'une crise cardiaque.

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Didier Lockwood était encore sur scène samedi soir. Son violon se retrouve orphelin, après plus de 40 ans de complicité virtuose. Il n'a que 17 ans lorsqu'il débute. Né à Calais en 1956, dans une famille franco-écossaise, il fait ses premiers pas avec le groupe Magma. Le grand Stéphane Grappelli le repère, et en fait son dauphin. Avec lui, il s'affranchit de sa formation classique, et s'ouvre à toutes les influences, de la musique indienne à la musique classique, en passant par le folk. 

Une approche "extrêmement ouverte" 

Jazz fusion électrique, jazz acoustique, jazz manouche. Son talent se nourrit de rencontres, comme celle de Miles Davis, Barbara, ou encore Claude Nougaro. Pour Catherine Lara, chanteuse et violoniste, "Didier avait une approche du jazz qui était extrêmement ouverte, et qui donnait aux gens l'envie  d'aimer le jazz". Pour elle, le chanteur "a un phrasé" : "Une façon de trouver des thèmes, une façon de s'exprimer qui est très généreuse, qui va vers les gens".  Avec sa femme, la cantatrice Patricia Petibon, Didier Lockwood a aussi beaucoup oeuvré pour l'apprentissage de la musique à l'école. 

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Didier Lockwood, à Paris, le 31 mai 2017. 
Didier Lockwood, à Paris, le 31 mai 2017.  (JOEL SAGET / AFP)