Daft Punk, Gorillaz, Slipknot… ces artistes qui avancent masqués

Ils ont acquis une célébrité internationale, mais la plupart de leurs fans n'ont jamais vu leur visage.

Daft Punk joue \"Get Lucky\" lors de la cérémonie des Grammy Awards, le 26 janvier 2014, au Staples Center, à Los Angeles (Etats-Unis).
Daft Punk joue "Get Lucky" lors de la cérémonie des Grammy Awards, le 26 janvier 2014, au Staples Center, à Los Angeles (Etats-Unis). (KEVORK DJANSEZIAN / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP)

Fidèles à leurs habitudes, ils n'ont pas prononcé un mot sur scène : les Daft Punk sont repartis de la cérémonie des Grammy Awards avec cinq récompenses, dimanche 26 janvier, mais sans avoir dérogé à leur règle de discrétion.

Guy-Manuel de Homem-Christo et Thomas Bangalter ne sont pas les seuls à avoir acquis une notoriété internationale en cachant leur visage. Francetv info vous présente cinq artistes casqués, masqués, maquillés ou déguisés.

Daft Punk : l'électro sous casque

Ils n'ont pas toujours eu l'habitude de se masquer en public. Avant de connaître le succès planétaire, Guy-Manuel de Homem-Christo et Thomas Bangalter, les hommes derrière le duo Daft Punk, posaient sans complexe à visages découverts en une des magazines.

Mais en quelques années, leurs casques sont devenus une marque de fabrique, une signature visuelle connue de tous. "C'est sans doute la clef de notre longévité, estimait l'un des membres du groupe, rapporte L'Express. L'anonymat nous permet d'avoir une vie quasi-normale. Le succès et la célébrité faussent les rapports humains."

Dimanche soir, sur la scène des Grammy Awards, ils n'ont pas dérogé à leur règle : du grand spectacle, mais pas un mot, pas une image sans casque. Seulement les sourires que l'on peut imaginer, à la réception de cinq récompenses majeures.

Gorillaz : la pop version dessin animée

Son visage était connu lorsqu'il menait le groupe Blur, mais Damon Albarn a lui aussi choisi de disparaître derrière un personnage. Avec Gorillaz, l'Anglais s'est fondu dans un univers imaginé par le dessinateur Jamie Hewlett.

La discrétion est poussée jusqu'en concert, avec des performances derrière des vitres fumées ou avec des hologrammes des personnages fictifs. Damon Albarn s'est retranché avec succès derrière ses quatre alter-ego virtuels.

Slipknot : le métal derrière les masques

Arrivés sur la scène métal à la fin des années 90, le groupe Slipknot s'est toujours réfugié derrière des masques. "Tout ça n'existe que pour soutenir la musique, assure l'un des membres au journal canadien Le Soleil. A nos yeux, ce geste a une signification plus profonde, à savoir que Slipknot, ce n'est pas une affaire individuelle. Si nous avions voulu être des rockstars, on s'y serait pris autrement !"

La musique, plus que la célébrité : Slipknot reprend le leitmotiv cher aux artistes masqués. Et assure que chacun des "personnages" qui compose le groupe a une signification bien particulière : "Chacun de ses masques représente quelques-uns des nombreux péchés de l’être humain", affirme Corey Taylor au journal belge La dernière heure.

MF Doom : le rappeur farceur

Lui aime tellement se masquer le visage qu'il en vient même à jouer à "cache-cache avec les organisateurs de ses concerts", raconte Libération. Abrité derrière un masque métallisé inspiré du vilain Dr Doom de Marvel, le rappeur MF Doom, de son vrai nom Daniel Dumile, n'hésite pas à se faire remplacer par des sosies pas toujours talentueux.

Le stratagème alimente la polémique : ses fans se demandent parfois s'il s'agit bien de lui sur scène. Résultat : certains concerts se finissent avec des sifflets et des lancers de bouteilles, expliquent Les Inrocks.

Fever Ray : le maquillage mystique

Ses concerts sont baignés dans l'encens, la scène est traversée par des silhouettes fantomatiques et Fever Ray chante maquillée, voire masquée. Elle déguise aussi sa voix au timbre particulier, en y ajoutant de multiples filtres. Une manière pour l'artiste suédoise Karin Dreijer Andersson de se démarquer de son premier projet, le duo The Knife, créé avec son frère.

"Fever Ray est à la fois plus proche de moi et juste un autre masque, explique Karin Dreijer Andersson à Pitchfork (en anglais), c'est un personnage mental qui peut prendre différentes voix et différentes formes." Mystique, comme l'est sa musique.