Bourvil chanteur célébré dans un spectacle pour son centenaire

Bourvil aurait eu cent ans en juillet dernier. Pour évoquer cette figure populaire du cinéma français, un spectacle de chansons rappelle qu'il fut d'abord un chanteur. Chanteur comique, émouvant, attendrissant, Bourvil était bien plus qu'un humoriste. Il est bon de se le rappeler.

Bourvil dans les années 50
Bourvil dans les années 50 (STAFF / AFP)
Bien sûr, Bourvil c'est la Grande Vadrouille, le Corniaud, le Passe-muraille ou les benêts-paysans de service. Mais Bourvil c'est aussi et peut-être surtout, l'amoureux tendre et sans espoir de Michèle Morgan dans "Fortunat", le commissaire de Police du "Cercle rouge", le trafiquant de "La traversée de Paris" et l'ignoble Thénardier dans "Les misérables". Avec du recul, Bourvil reste donc essentiellement un acteur dramatique.

Mais l'homme avait commencé dans la chanson, imitant Fernandel, son idole. Musicien de fanfare en Normandie, il devient un temps l'accompagnateur à l'accordéon de la Femme à barbe ! Puis André Raimbourg choisit le nom de Bourvil (adaptant le nom de son village d'enfance en Normandie "Bourville") et il se lance dans la carrière de chansonnier. Alors il y a eu les fantaisies, "Les crayons", "A dada", "A Bicyclette"... des chansons comiques ou tirées des opérettes qu'il interprète régulièrement aux côtés de Pierrette Bruno et de Luis Mariano. C'est ce Bourvil chanteur que "La symphonie de poche" a choisi d'honorer par un spectacle de reprises.

Reportage : France 3 Limousin Y. Gourlay / G. Soudat / J. Andrieux / C. Cogne

Dans la chanson aussi

Mais là encore, il ne faudrait pas que le Bourvil comique de la "Tactique du gendarme" cache le Bourvil émouvant. Celui de "Salade de fruits", du "Petit bal perdu" (dont le titre est en fait "c'était bien" et dont  Philippe Decouflé a donné une belle version dansée dans les blés), "La tendresse" ou "La ballade irlandaise". Le spectacle donné par "La symphonie de poche" rappelle que Bourvil, cent ans après sa naissance, mérite sa place parmi les plus grands interprètes français du XXe siècle. Qu'il n'était finalement pas aussi "You koun koun qu'il en avait l'air".