Rétro "Van Cleef & Arpels, l'art de la haute joaillerie" aux Arts Déco

L’audace de la création de cette maison est mise en lumière à travers 400 bijoux qui font la renommée de Van Cleef & Arpels depuis 1906. Ils sont exposées à partir du 20 septembre au regard de documents d’archives et dessins. Dès l’ouverture, le succès est au rendez-vous. A cette époque, les sujets varient autour de la flore et la faune mais aussi du goût pour l’Egypte ancienne, la Chine, le Japon et la civilisation persane, prétextes à de nouvelles combinaisons de couleurs. Parallèlement, la joaillerie blanche utilisant le diamant et le platine inscrit la maison dans le courant de l’Art Déco. Au nombre des innovations de 1926 à 1939 : la Minaudière, le Serti Mystérieux, les bracelets Ludo, le Passe-partout (Exposition internationale de New York). S’ouvre, ensuite, une période sombre où paradoxalement quelques-uns des modèles les plus beaux voient le jour : l’Oiseau de paradis en or, aux plumes serties de rubis et saphirs (1942), la Fourragère (1943) considérée comme un bijou de résistance. Après la guerre, notons le collier Zip (1951), la bague Philippine (1968), jonc de pierre dures incrusté d’un brillant. Les grands colliers sautoirs des années 1970 allient boules de pierres dures et boules ajourées réalisées en fils d’or torsadés tandis que le retour aux colliers courts marque les années 1980 et 1990.

Certaines commandes sont liées aux destins de personnalités parmi lesquelles des reines et des princesses mais aussi des stars… Les évoquer, c’est aussi illustrer l’histoire de la haute société des années folles aux années 50, de la naissance de la jet-set des années 1970 aux célébrités de notre ère médiatique.
"Van Cleef & Arpels, l'art de la haute joaillerie", du 20 septembre au 10 février 2013.
Musée des arts décoratifs. 107, rue de Rivoli. 75001 Paris. Du mardi au dimanche de 11h à 18h. Nocturne le jeudi jusqu’à 21h.

19
Dès l’ouverture en 1906 de la 1re boutique de joaillerie place Vendôme, une clientèle huppée assure le succès de la maison. Ainsi la parure de 1925 -composée d’un bracelet et d’une broche- présentée à l’Exposition internationale des arts décoratifs et industriels modernes de Paris, est récompensée d’un grand prix.Van Cleef & Arpels
29
Cette boîte oblongue et plate, conçue en or ou styptor, (alliage non précieux) ou laque est pourvue d’un dispositif aux combinaisons multiples qui permet à la femme moderne de ranger ses accessoires de beautéPatrick Gries/Van Cleef & Arpels
39
Pour le Serti Mystérieux, les pierres sont montées bord à bord sans griffes ni chatons, la monture disparaît à l’oeil.Van Cleef & Arpels
49
En 1934, les premiers bracelets Ludo, dont le ruban est constitué d’un tissu d’or souple d’abord à motif de briquettes puis hexagonaux, font leur apparition.Patrick Gries / Van Cleef & Arpels
59
Mannequin portant une toque en ouate ornée de clips et motifs d’oreilles « Cristaux de neige » en or et diamants créés en 1946DR
69
Bracelet Pampilles, New York, 1946 or, diamants taille brillant. Collection Van Cleef & ArpelsPatrick Gries / Van Cleef & Arpels
79
Après la guerre, c’est la mise au point du collier Zip, breveté en 1939, qui se concrétise en 1951. Ce bijou se transforme une fois fermé, en bracelet avec pompon et tirette en or ou platine ; il devient l’un des modèles phare de la maison.Patrick Gries / Van Cleef & Arpels
89
Le sautoir Alhambra -composé de médaillons quadrilobés- pouvant alterner l’or perlé et les pierres dures connaît un succès jamais démenti.Catherine Rotulo pour le Figaro
99
La collection « Les Voyages Extraordinaires » (2010) fait partie des collections annuelles, initiées à la fin des années 1990 par le groupe Richemont qui insuffle un nouveau dynamisme à la maison en diversifiant les gammes de la haute joaillerie et en imaginant à l’instar de la haute couture des collections annuelles. Van Cleef & Arpels