Les délicates et poétiques "Histoires naturelles" de Catherine Noury

Montrées pour la première fois à Paris -du 10 mai au 28 juin 2012- après avoir été dévoilées au printemps 2011 au Centre d’Art de l’Isle sur la Sorgue, les “Histoires naturelles“ de Catherine Noury s'inscrivent comme des moments poétiques. Ce nouveau travail -qui entrecroise broderie, photographie et dessin- s’inscrit dans le sillage des grandes artistes contemporaines dont les pièces textiles revendiquent -avec la broderie- la dimension féminine de la fabrication et leur rapport au temps. “Je crée des réserves de temps. Je brode à la vitesse où ça pousse en réalité“ indique Catherine Noury. Un univers poétique dans une recherche de l’intime et des espaces aux petites dimensions…Pour ce travail avec le fil, l'artiiste puise ses références dans le monde de la nature entre humaine et végétale, là où la brindille devient bronche où la branche devient algue et l’algue devient poumon qui devient nuage.

Dans le cadre de l’exposition ”Histoires Naturelles au Centre d’art de l’Isle sur la Sorgue, les éditions Transphotographic Press, Paris ont publié en 2011 le catalogue d’exposition ”Histoires Naturelles” disponible à la galerie et chez Transphotographic Press.
Galerie Sit Down. 4, rue Sainte-Anastase, 75003 Paris. Du mardi au samedi de 14h à 19h et sur RDV.

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Avec "Poumon" 2011, elle sculpte et brode la trachée et les bronches dans des coloris teintés de romantisme avec des fils de coton noir et rouge ornés de fils d’or.DR / Courtesy galerie SIT DOWN
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Catherine Noury dresse une série intitulée "Algues" en fil de coton d’un vert éclatant, qui hors de la couleur s’apparentent à une structure pulmonaire.DR / Courtesy galerie SIT DOWN
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Ces rameaux composites sont peut-être l’image d’une symbiose entre la respiration et le monde végétal et animal et celui de l’être humain.DR / Courtesy galerie SIT DOWN
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La métamorphose commence à s’accomplir lorsque Catherine Noury ramasse, sur les plages bretonnes, des brins de fucus qu’elle fait sécher pour lui permettre de réaliser ses premières greffes de coton perlé et de fil d’or. ”Algue noire” étant la première algue mutante.DR / Courtesy galerie SIT DOWN
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"Observer, c’est remarquer un détail puis le détacher de son ensemble et ainsi mettre en valeur l’infime partie repérée comme curieuse, intéressante voir étrange. Une forme qui devient essentielle pour être transformée en oeuvre sculptée de fils, entre autre" explique l'artiste.DR / Courtesy galerie SIT DOWN
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Avec un fragment pris à la réalité Catherine Noury l’embarque dans une histoire propre à son oeuvre, une histoire où la dimension du rêve est réalité. C’est un monde où le merveilleux s’épanouit dans les entrelacs de soie et de coton.DR / Courtesy galerie SIT DOWN
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Catherine Noury créée des oeuvres en mutation, entre végétal issu de la terre et représentation sophistiquée du même végétal, dans un travail de « fourmi brodeuse » puisque le temps ne parait plus compter, ce qui évidement est une illusion.DR / Courtesy galerie SIT DOWN
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Après des études de littérature et de linguistique, elle devient photographe en 1989. Elle démarre en 2004 un projet sur le portrait qui l’amène à réaliser des silhouettes cousues. Ce sera le point de départ de son travail avec le fil, dans lequel elle étudie au plus près, -avec une technique de broderie en volume- les motifs du paysage et de l’anatomie.DR / Courtesy galerie SIT DOWN