La 4e journée des défilés: le marathon à travers Paris

Les défilés ont choisi des cadres très variés, toute cette semaine de collections masculines, censés refléter une valeur forte que chaque marque veut véhiculer, en fonction de ses moyens.

Le premier défilé masculin d'Humberto Leon et Carol Lim pour Kenzo se tenait dans un dépôt de métros, au décor industriel, pour présenter une collection "urbaine" pour un homme "toujours en mouvement". "Depuis notre arrivée l'été dernier, nous avons tout exploré et le métro a été notre allié dans cette aventure" a indiqué le duo fondateur de la griffe américaine Opening Cérémony, qui a pris la relève d'Antonio Marras dans un style plus conventionnel. "A nos yeux, l'homme Kenzo est multiple et toujours en mouvement, tout comme Paris : son vestiaire doit répondre à ses métamorphoses... Nous avons souhaité offir un maximum de confort à cet homme des villes pressé et stressé en portant une attention particulière aux détails, car les petits conforts du quotidien rendent la vie plus douce" expliquent-ils.

Dior Homme a organisé son show habituel, avec des brochettes de célébrités de Joey Starr à Francis Huster, dans un grand rectangle blanc. Pendant la demi-heure précédant le défilé, tout kaki, les commentaires vont bon train : "C'est le moment salon XVIIIème siècle du défilé", remarque un habitué. Où il s'agit de voir et d'être vu. Comme dans les autres défilés de grandes maisons, tout passe à la moulinette des conversations : qui est assis au premier rang et à côté de qui, l'identité de la starlette mitraillée par les paparazzi, la manière dont telle journaliste a salué tel cadre maison, la bonne humeur de tel invité. CMS-ContentHasMedia_.

Chez les créateurs, moins argentés, le vêtement redevient la star. Comme chez le Belge Walter Van Beirendonck, qui a fait souffler sa fantaisie familière. Ses mannequins, tous noirs, avaient le visage caché sous d'étranges masques en cuir, portant costumes aux couleurs vives, mini-shorts sur cuissardes ou salopettes de jardiniers.

La silhouette Cerruti 1881 est easy, ample et confortable. On aime les jeux de proportions: ici les manteaux sont trois quart là les vestes jouent les longueurs et descendent en bas des hanches. Lorsque les hauts sont généreux, les pantalons se font près du corps, ajustés, mais jamais serrés. A son tour la veste se cintre sur les bas tout en souplesse.

A suivre la 5e et dernière journée: BILL TORNADE, LANVIN, AGNES B, NO EDITIONS, SONGZIO, RYNSHU, PAUL SMITH, QASIMI HOMME, THOM BROWNE, ARNYS et ACNE.

110
Défilé Dior pap ah 2012-2013, à ParisF.Guillot. AFP
210
Défilé Maison Martin Margiela pap ah 2012-2013, à ParisGiovanni Giannoni
310
Défilé Kenzo pap ah 2012-2013, à ParisCorinne Jeammet
410
Défilé Walter Van Beirendonck pap ah 2012-2013, à Paris F.Guillot. AFP
510
Défilé Ann Demeulemeester pap ah 2012-2013, à ParisA.Klein. AFP
610
Défilé Dior pap ah 2012-2013, à ParisF.Guillot. AFP
710
Défilé Cerruti pap ah 2012-2013, à ParisCerruti
810
Défilé Damir Doma pap ah 2012-2013, à ParisP.Verdy. AFP
910
Défilé Hermes pap ah 2012-2013, à ParisF.Guillot. AFP
1010
Défilé Raf Simons pap ah 2012-2013, à ParisA. Klein. AFP