Défilés féminins : hommage tout en féminité de David Koma chez Mugler

11 créateurs défilaient au 5e jour de la fashion week dont Mugler qui a retenu toute mon attention. Pour sa 1ère collection, le créateur David Koma a réveillé la sensualité de la femme Mugler par une approche sculpturale du corps féminin. La garde-robe aussi moderne que minimaliste est d'une ultra-féminité graphique.

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Chez Thierry Mugler, David Koma, 28 ans, créateur basé à Londres et d'origine géorgienne, a fait ses premiers pas en tant que directeur artistique. Il succède à Nicola Formichetti qui avait quitté début avril la direction de la création de Thierry Mugler pour Diesel. David Koma, qui développait depuis 2009 sa maison de mode éponyme, a déjà réalisé une collection dès juin pour les pré-collections. Il sublime la nouvelle femme Mugler en créant une garde-robe aussi moderne que minimaliste dans une palette de nuances clair-obscur : noir, blanc, éclairs de bleu glacier, de blush et d'orange feu. Les formes, qui épousent le corps, sont épurées pour une silhouette ultra-féminine. Le tailleur est le fil rouge de cette collection. Ici se télescopent le mat, la lumière et la transparence et le métal omniprésent : les chaînes viennent entourer les découpes des vêtements révélant une hanche ou le buste, se faufilent le long des ourlets, les petites plaques métalliques recouvrent une mini jupe par exemple. PATRICK KOVARIK
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Tout l'univers de Jean Paul Gaultier était convoqué pour un ultime show de prêt-à-porter euphorisant et populaire, aux airs d'émission télévisée des années 1980. "Bienvenue au Grand Rex pour l'élection de Miss Jean Paul Gaultier 2015!", lance le présentateur, Alex Taylor, bientôt rejoint sur scène par l'actrice espagnole Rossy de Palma, qui campe une réplique de Mme de Fontenay, l'ex-présidente du comité Miss France. La musique de l'émission Champs-Elysées résonne dans l'enceinte de la salle du Grand Rex, cinéma des grands boulevards parisiens. Après un strip-tease de Rossy de Palma qui finit en corset sur le podium, arrivent les miss du Tour de France, équipées de shorts, de chaussettes de foot, d'escarpins à talon. Aux miss météo, court-vêtues mais chaussées de bottes en caoutchouc, succèdent les miss rédactrices de mode, qui se taillent un franc succès en défilant sous les yeux des vraies, présentes dans l'assistance. Ambiance bling-bling quand débarquent les femmes de footballeur sur la musique des Spice Girls. Des femmes âgées élégantes, avec leur escort boys suivent. La BO de Rocky accompagne ensuite les miss lucha libre, catcheuses masquées aux tenues mexicaines. C'est finalement le mannequin Coco Rocha qui est élue Miss Jean Paul Gaultier. Au milieu de toutes les miss qui se mettent à danser sur scène, le couturier fait une entrée triomphale, dans une pluie de confettis dorés, avant que le rideau ne se baisse, devant un public debout.MIGUEL MEDINA / AFP
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Tsumori Chisato nous emmène à travers une nature colorée et verdoyante. Les imprimés sont fleuris, les matières aériennes et la palette de couleurs est vive et naturelle. Rouge pivoine, jaune poussin, violet lilas, blanc… Les fleurs se déclinent en crochet ou simplement plastronnées. Les jupes sont courtes et les pois multicolores, la garde-robe est habillée d’empiècements brodés et de sequins irisés, ponctuée d’un vinyl transparent et coloré. Un paon se promène sur des manteaux courts et légers que la brise d’un été nonchalant et paisible vient doucement réveiller. FRANCOIS GUILLOT / AFP
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Pièces phares de la collection Véronique Leroy, la robe longue sous le mollet en maille reliefée, allégée de jours échelle, poches plaquées, vrillées. A noter aussi la veste en jean réveillée de résille à porter sur une jupe fendue. La parka zippée est perforée tandis que la jupe longue en soie/coton crêponnée est réveillée d'une bande graphique. FRANCOIS GUILLOT / AFP
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