Livre : moins de ventes, plus de lecteurs

Alors que le Salon du Livre s’ouvre à paris vendredi 15 mars, Vincent Monadé, président du Centre national du livre, revient sur la conjoncture du secteur dans le Soir 3.

Après des périodes de doutes, le livre se porte bien. "L’industrie culturelle est sans doute celle qui a le moins souffert de la crise de 2008. Ce n’est pas non plus flamboyant, on se tasse depuis plusieurs années, mais ça reste la première du pays. On fait 2,7 milliards de chiffre d’affaires par an", précise Vincent Monadé.
De bons chiffres malgré le numérique et internet. "Le marché du numérique a moins pris chez nous qu’il aurait pu. C’est grâce à la loi sur le prix unique, qui a été étendue au livre numérique; ainsi la plateforme ne peut pas la vendre moins cher. Donc globalement, le numérique c’est 6-7 % de notre marché avec une progression régulière".

Des auteurs mondialement reconnus

Au Salon du livre, beaucoup d’éditeurs sont pourtant absents. "C’est leur choix. Ils le font en leur âme et conscience. C’est le plus grand événement littéraire de France, ils décident de ne pas y être. Ils doivent estimer que leurs revenus ne sont pas suffisants. Mais il y a une dimension symbolique dans ce slogan", assure Vincent Monadé. Les auteurs français vendent aussi beaucoup dans le monde. "Nous sommes le deuxième pays cessionnaire de droits dans le monde, derrière les États-Unis. On a des auteurs qui ont des succès mondiaux : Marc Levy, Bernard Werber, Michel Bussi, Guillaume Musso et Michel Houellebecq. C’est un grand écrivain et il est absolument célèbre en Allemagne", précise le président du Centre national du lovre.

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Les visiteurs du Salon du livre et de la presse jeunesse de Montreuil-sous-bois (Seine-Saint-Denis), le 29 novembre 2017.
Les visiteurs du Salon du livre et de la presse jeunesse de Montreuil-sous-bois (Seine-Saint-Denis), le 29 novembre 2017. (JACQUES DEMARTHON / AFP)